Dion Cass., LXDC, 12 et suiv
2. Hist, eccL, IV, vi; Chronique, p. 166-169, édit. de Schœne.
eût négligé de parler de la catastrophe de la ville principale?
L'omission de tout détail sur Jérusalem se conçoit moins encore dans le récit d'Eusèbe ou plutôt d'Ariston de Pella, Le gros événement de la guerre pour Eusèbe, c'est le siège de Béther, « ville voisine de Jérusalem » ; de Jérusalem pas un mot^ 11 est bien vrai que le chapitre de V Histoire ecclésiastique relatif à cet événement a pour titre : *H xarà 'A^piavov ùdTaTvi 'lou^atwv 7ro>.iop)cia *, comme le chapitre relatif à la guerre de Vespasien et de Titus a pour titre (1. III, c. v) : Ilept T'^ç [X8Tà tov XptdTov \}aroirr,ç 'lou^audv Tzokiof}(,ioiç; mais le mot iroXiopxia s'applique bien à l'ensemble de la campagne de Julius Severus, qui consista en sièges de petites villes. Au § 3 du chapitre relatif à la guerre d'Adrien, le mot 7ro>.iop)tia est employé pour désigner les opérations de la prise de Béther.
Dans sa Chronique, Eusèbe suit le même système*. Dans sa Démonstration évangèlique^ et dans sa Thèophanie^^ au contraire, où il vise à l'effet, et où il n'est plus soutenu par les propres termes d*Ariston de Pella, il se laisse entraîner à l'assimilation qui a égaré presque toute la tradition juive et chrétienne. Il se figure les événements de l'an 135 sur le modèle des événements de Tan 70, et il parle d'Adrien comme ayant contribué avec Titus à Taccomplissement des prophéties sur l'anéantissement de Jérusalem. Cette double destruction a pour lui l'avantage d'accomplir un passage