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[An 126] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 67
risé; il est le législateur, le révélateur, l'organe de Dieu à l'égard de l'homme spirituel. Il est l'Esprit de Dieu, la Sagesse des livres saints. Philon n'a pas d'idée du Messie et n'établit aucun rapport entre son Logos et l'être divin rêvé par ses com{îatriot38 de Palestine, Il ne sort pas de l'abstrait. Le Logos est pour lui le lieu des esprits, comme l'espace est le lieu des corps* ; il va jusqu'à l'appeler un a second Dieu » ou « l'homme de Dieu », c'est-à-dire Diea considéré comme anthropomorphe ^ Connaître le LogoSf contempler la raison, c'est-à-dire Dieu et l'univers, voilà la fin de l'homme. Par cette connaissance, l'homme trouve la vie, la vraie manne qui le nourrit ^
Quoique de telles idées fussent aussi éloignées que possible par leur origine des idées messianiques, on entrevoit cependant qu'une sorte de fusion pouvait s'opérer entre elles. La possibilité d'une incarnation plénière du Logos rentre tout à fait dans l'ordre des
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