Joh., I, 1-18, 42; iv
3. ApoL I, 23, 32; Apol, II, 6, 10, 13; DiaL, 61, 62, 70,98, 100, 102, 105, 127.
70 ORIGINES DU CHRISTIANISME, [An 126]
de Logos\ Il devint pour les chrétiens une sorte de remplaçant de Jésus % procédant comme lui du Père, qui devait consoler les disciples de l'absence de eur maître, quand celui-ci aurait disparu. Cet esprit de vérité, que le monde ne connaît pas, sera l'éternel inspirateur de l'Église ^ Une telle façon -d'ériger des abstractions en hypostases divines était dans le goût du temps, ^lius Aristide, contemporaîn et compatriote de l'auteur du quatrième Evangile, s'exprime, dans son sermon sur Athéné*, d'une manière qui s'écarte à peine de celle des chrétiens. « Elle habite en son père, intimement unie à son essence ; elle respire en lui; elle est sa compagne et sa conseillère. Elle s'assied à sa droite; elle est le ministre suprême de ses ordres, n'a qu'une volonté avec lui, si bien qu'on peut lui attribuer toutes les œuvres de son père. » Isis était connue comme jouant un rôle analogue auprès d'Ammon\
La révolution profonde que de telles idées devaient introduire dans la manière de concevoir la vie de Jésus s'aperçoit d'elle-même. Jésus désormais n'aura