‹ L'Antechrist (volume 5)Chapitre 84 sur 373 · V. les Évangiles, p · texte numérisé non relu

V. les Évangiles, p

2. Voyez ci-dessus, p. 28-30; Epîph., De mensuriSj 2, 14, 15 (comp. Fabrégé attribué à Épiphane, De LXX inlerpretibus) ; Irénée, III, xxi, 1 ; Origène, Epist, ad A fric, 2; Eusèbe, H. E., V, 8; Demonstr. evang., VIÏ, 4 ; saint Jérôme, Epist. ad Pammach., 0pp. IV, 2® part., p. 255; Devins ilL, c. 54; Praef. in Job; Epist. 125 ad Damasum, 0pp. II, 567; Epist. 138 ad Marc, II, 707; Epist. 24 (74) ad Marc, IV, 2» part. p. 61 ; ad Algas., quœst. 40; In Ezech.j m; In h., viii, xiii, xlix; Philastre, 442; saint Augustin, De civ, Dei^XY^ 23 ; Novelles, cxlvï, 4 ; Synopse dite d'Athan., 0pp., t. Il, p. 203; Chron. d'Alex., à Tan 432; Talm.de Jér., Megilla, i, 44, fol. 74 c; Schemoth rabba, sect. 30; Schalschéleth hakkahhala, fol. 28, c. ii. L'identification d' Aquila et d'Onkelos est inadmissible, nonobstant Targument que l'on tire de Talm. de Bab., Megilla, 3 a^.et Talm. de Jér., Megilla, i, 44, comparés entre eux. Cf. Yayyikra rabba, sect. 33 ; Buxtorf, Lex.

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travail était daté de l'an xii d'Adrien*. Quoique simple prosélyte % il avait peut-être été élève d'Aquiba ^ et, en effet, son exégèse est le pendant exact de la casuistique du rabbin. A chaque mot hébreu répond un mot grec, même quand il résulte des absurdités de cette superposition*.

Talm.j col. 1241. On semble les avoir confondus systématiquement {Hist, des lang. sëmit., Ill, i, 2, note \), Cf. Masséketh Semahothj viii ; les Evangiles, p. 228, note 3.

1. Epiph., De mensuriSj 43. Épiphane avait dû prendre ce chiffre dans quelque manuscrit d'Aquila.

2. Irénée, l. c; Eusèbe et Jérôme, /. c, surtout In Is,, viii, 44. Quelquefois cependant saint Jérôme V di^^eWe judœum. Le Talmud en fait un prosélyte. Talm. de Jér., Megilla, 71 c; Kidduschin, 59 a. Dans Masséketh Semahothj viii, et dans Talm. de Bab., Aboda zara, 2 a, Âquila joue en effet le rôle d'un riche prosélyte. Cependant l'exégèse d' Aquila est en accord si parfait avec les principes de Rabbi Aquiba, qu'il faut qu'AquîIa ait été nourri dans les écoles juives. Un prosélyte, gagné à la synagogue de la façon que prétend Épiphane [De mens,, 44, 45, v. cidessus, p. 28-30), n'eût pas pris une place aussi marquée dans un monde aussi particulier.

3. Talm. de Jér., Hagiga, ii, 4 ; Kidduschin, i, 4, fol. 59 a; saint Jérôme, In Is,, m, 44; xiii.

4. Ainsi ni< est toujours rendu par auv, et, au premier verset de la Genèse, Dieu crée oùv tov cùpavbv jcal oùv vh t^v. Cf. Bereschitk rahha, i, où l'on prétend que, selon Aquiba, cet et de Gen., i, 1, veut dire qu'il s'agit là des cieux et de la terre avec ce qui est dedans. Cf. les Évangiles, p. 545-546; saint Jérôme, ad Pammach., 1. c; In Is., xlix; In Jerem., xx, xxxi; In Ezech., m, où secunda editio^ équivaut à ^eurspoioiç (Novelles, pass. précité], et non à ce seconde édition ». Voyez ci-après,

[An 129] L^ÉGLISE CHRETIENNE. 121

La traduction d'Aquila fut bientôt connue des chrétiens et les contraria fort. Habitués à tirer leurs textes des Septante, ils voyaient dans cette nouvelle traduction un renversement de leurs méthodes et de toute leur apologétique. Un passage surtout les troublait. Les Eglises voulaient à tout prix lire l'annonce prophétique de la naissance virginale de Jésus dans un passage d'Isaïe (vu, H), qui signifie tout autre chose, mais où le mot TrapOevo;, employé pour l'hébreu aima et désignant la mère du symbolique Immanouël (Dieu avec nous), avait quelque chose d8 singulier. Ce petit échafaudage était renversé par Aquila, qui pour aima mettait veàvtç^ On prétendit que c'était là de sa part une pure méchanceté; on inventa tout un système de pieuses calomnies,, pour expHquer comment, ayant été chrétien, il avait appris l'hébreu et s'était livré à cet immense travail uniquement pour contredire les Septante et pour faire disparaître les passages démonstratifs de la messianité de Jésus *.

Les juifs, au contraire, charmés de l'apparente

p. 243, note 2. Une traduction est à sa manière une ^Eurspuotc, une mischna,

4. Jusiin^^DiaLj 43, 67 et suiv., 7i,77et suiv.; Irénée, Adv. hœr., III, XXI, 4 .

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