Martyrium S. Ignalii, % : eî; Tép(|/tv tcù ^rip-ou
3. Manilius, Astron., V, 616 et suiv. Comparez les idées que le moyen âge attacha aux mots marturiare, martroi.
(An 64J L'ANTECHRIST. 165
fête, à laquelle on donna sans doute un caractère expiatoire. Rome compta peu de journées aussi extraordinaires. Le ludus matutinus, consacré aux combats d'animaux*, vit un défilé inouï. Les condamnés, couverts de peaux de bêtes fauves, furent lancés dans l'arène, où on les fît déchirer par des chiens; d'autres furent crucifiés*; d'autres, enfin, revêtus de tuniques trempées dans l'huile, la poix ou la résine, se virent attachés à des poteaux et réservés pour éclairer la fête de nuit. Quand le jour baissa, on alluma ces flambeaux vivants. Néron ofi'rit pour le spectacle les magnifiques jardins qu'il possédait au delà du Tibre et qui occupaient l'emplacement actuel du Borgo, de la place et de l'église Saint-Pierre •. Il s'y trouvait un cirque, commencé par Galigula, continué par Claude, et dont un obélisque, tiré d'Héliopolis (celui-là même qui marque de nos jours le centre de la place Saint-Pierre), était la borne*. Cet
\. Sénèque, Epist., 7; Suétone, Claude, 34; Martial, X, xxv; XIII, xcv; TertuUien, ApoL, 15. Cf. Ovide, Metam., XI, 26; Virgile [redeunt spectacula mane) ; Orelli, n°« 2553, 2554. Les martyrs de Carthage (§ M) font leur dernier repas le soir.
2. La leçon aut flammandi atque donne lieu à des doutes V. Bernays, Ueber die Chronik des Sulp. Sev., p. 54-55, note),
mais sans grave conséquence. Peut-être le second aut est-il de Irop. Flammandi, au sens de ut jlammarentur, est bon.