Suétone, Claude, 24 ; Tacite, Ann., XIV, 44; Pline, HitU
166 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 64}
endroit avait déjà vu des massacres aux flambeaux. Caligula, en se promenant, y fit décapiter à la lueur des torches un certain nombre de personnages consulaires, de sénateurs et de dames romaines^ L'idée de remplacer les falots par des corps humains imprégnés de substances inflammables put paraître ingénieuse. Gomme supplice, cette façon de brûler vif n'était pas neuve ; c'était la pein« ordinaire des incendiaires, ce qu'on appelait la tunica molesta^; niais on n'en avait jamais fait un système d'illumination. A la clarté de ces hideuses torches, Néron, qui avait mis à la mode les courses du soir% se montra dans l'arène, tantôt mêlé au peuple en habit de jockey, tantôt conduisant son char et recherchant les applaudissements. Il y eut pourtant quelques signes de compassion. Même ceux qui croyaient les chrétiens coupables et qui avouaient qu'ils avaient
M«f., XVI, XL (76) ; XXXVI, xi (i5). Ce cirque est la « naumachie » dont parlent les Actes de Pierre. Cf. Platner et Bunsen, Beschreibung der Sladt Rom, II, i, 39. L'obélisque a été depla par Sixte V. Il était autrefois dans la sacristie de Saint-Pierre. 4. Sénèque, De ira, III, 18.
2. Juvénal, Sat., i, 455-156; viii, 233-235; Martial, Epigr X, XXV, 5. Comp. Sénèque, De ira, III, 3. Notez Twnde l'engagement des gladiateurs. Hor., Sat., II, vu, 58; Pétrone, p (Bucheler); Sénèque, Epist., 37.