Glém. Q'Alex., Strom., VII
490 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 64]
iJi^ siècle voulut que, trop humble pour s'égaler à Jésus, il eût demandé à être crucifié la tête eti bas \ Le trait caractéristique de la boucherie de 61 ayant été la recherche d'odieuses raretés en fait de tortures, il est possible qu'en effet Pierre ait été offert à la foule dans cette hideuse attitude. Sénèque mentionne des cas où l'on a vu des tyrans faire tourner vers la terre la tête des crucifiés ^. Puis la piété chrétienne aura vu un rafiinement mystique ^ dans ce qui ne fut qu'un bizarre caprice des bourreaux. Peut-être le trait du quatrième Évangile : « Tu étendras les mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne veux pas, )> renferme-t-il quelque allusion à une particularité du supplice de Pierre *. — Paul, en sa qualité d' honestiorj, eut la tête tranchée ^ Il est probable, du reste, qu'il y eut pour lui un jugement
4. Acta Pétri et Pauli, c. 81 (cf. le Pseudo-Lin, p. 69-70) ; Eusèbe, H. E., III, 4 (d'après Origène) ; Eus., Dem. ev., III, 5; saint Jérôme, De viris ill.j ^ .