‹ L'AntechristChapitre 160 sur 397 · Hebr., xiii, 23. Voyez cependant ci-après, p · texte numérisé non relu

Hebr., xiii, 23. Voyez cependant ci-après, p

3. Caïus, cité par Eusèbe, H. E., II, 25. Ce qui concerne la construction de la memoria de saint Pierre au Vatican par Anenclet {Liber ponti/îcalis, art. Anenclet) est légendaire. Voir Lipsius, ^ihronol. der rœm. Bischôfe, p. 269 et suiv., en comparant le texte de Bianchini.

4. Eusèbe, Vita Const., II, 40; cf. de Rossi, Rom. sott., I, p. 209-210. La publicité dont jouissaient les cimetières chrétiens est un fait hors de doute.

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associa durant des siècles la mémoire de Pierre, ce Pin des Eaux Salviennes, qui fut, selon certaines traditions, le centre des souvenirs relatifs à Paul \ Plus tard, ces « trophées » deviennent les tombeaux des apôtres Pierre et Paul. Vers le milieu du m* siècle, en effet, apparaissent deux corps que l'universelle vénération tient pour ceux des apôtres^, et qui semblent

i. V. ci-dessus, p. 188, note; Acta Pelri et Pauli, 80 (texte des manuscrits de Paris, Tischendorf, p. 35, note) . Les Eaux Salviennes, cependant, sont trop loin de la basilique de Saint-Paulhors-les-Murs pour qu'on puisse identifier les deux localités.

2. Kalendarium liberianum, 3 kal. jun. {Abh. der kœn. sàchs. Ges.^phii.-hist. Classe, I, p. 632); inscription de Damase, Gruter, II, 4163; Liber pontificalis (texte de Bianchini et de Lipsius), art. Petrus, Cornélius, Damasus, et tous les articles de Lin à Victor, excepté deux. Le Liber pontificalis se contredit. Rien de plus obscur que ce qui concerne les translations opérées par saint Corneille. On prétend qu'il ne fit que ramener les corps des apôtres à leur premier gîte. Pourquoi en auraient-ils été distraits? La raison qu'on allègue en ce qui concerne le corps de Pierre, tirée de Lampride, Héliog., 23, est très-faible; on n'en allègue aucune en ce qui concerne Paul. La proximité du cimetière juif de la Vigna Randanini m'incline à croire que les deux corps qu'on fit passer pour ceux des apôtres furent tirés des catacombes de la voie Appienne par saint Corneille (251-253), quand la grande persécution de Dèce eut érigé le soin des corps des martyrs en œuvre ecclésiastique, et suscité le zèle de la bonne Lucine, qui put se contenter d'indices légers et peut-être même ne pas s'interdire quelques petites fourberies pieuses. Les tra- j ditions sur le séjour des corps des apôtres à la catacombe de Saint-Sébastien , à l'endroit qui s'appelait par excellence CatOr

de I itcir l

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provenir des catacombes de la voie Appienne, où il y avait effectivement plusieurs cimetières juifs ^ Au IV* siècle, ces cadavres reposent à l'endroit des deux « trophées » *. Au-dessus des « trophées » s'élèvent

cumbas (xarà tumbas) (Marchi, Monum. délie arti cris liane primitive, p. 199-220], se trouvent ainsi expliquées. Voir Liber pontificalis, aux articles Corneille, Damase, Adrien I et Nicolas I; Bède, De temp. rat., p. 309 (édit. Giles) ; Actes de saint Sébastien, et autres, Bosio, p. 247-248, 251-256, 259-260 ; Acla 55. Jan., II, p. 238,278; Gruter, 1172, nM2;deRossi, Ro)nasott.,l, 236 et suiv.; 240-242 ; Calai, imp. rom., dans Roncalli, Vetustiora latin, script, chronica (Padoue, 1787), t. Il, p. 248. — Quelques manuscrits des Acta Pétri et Pauli offrent un système de conciliation entre les versions opposées qui circulaient. Tischendorf, Acta apost. apocr., p. 38 et 39, note; Lipsius, Die Quellen der rœni. Petnissage, p. 99; Mabillon, Liturgia gallicana, p. 159. Cf. Grég. le Grand, Epist., IV, xxx (0pp. t. II, col. 710, édit. Bénéd.) ; Actes de Mar Scberbil, dans Gureton, Ancient syr. docum., p. 61 et suiv. (irad.).

1. On en connaît deux, à une distance de 2 ou 300 mètres, l'un au nord, l'autre au sud, de l'endroit {ad Catacumbas) d'où la tradition veut que soient sortis les corps de Pierre et de Paul. Rossi, Bull., 1867, p. 3, 16. Grande preuve que l'endroit appelé xatà TU[x€à; OU ad lumbas, oij l'on croyait, au commencement du 111^ siècle, reconnaître les tombeaux des deux apôtres, faisait partie d'une vaste nécropole juive souterraine, située dans le pli que fait vers Saint-Sébastien la voie Appienne. Le centre des sépultures chrétiennes d«^s trois premiers siècles fut de ce côté. De Rossi, Rama soit., II entier.

2. Eusèbe, H. E., Il, 25, en observant que le sens de y.oifjLy;- Tiôpicv est « tombe ». Eusèbe admet que Caïus entend par TpoTvxt* des tombeaux. Une grande partie de la tradition romaine voulut,

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alors deux basiliques, dont l'une est devenue la basi-lique actuelle de Saint-Pierre, et dont l'autre, Saint- Paul-hors-les-Murs , a gardé ses formes essentielles jusqu'à notre siècle.

Les « trophées » que les chrétiens vénéraient vers l'an 200 désignaient-ils réellement les places où souffrirent les deux apôtres? Gela se peut. Il n'est pas invraisemblable que Paul, sur la fm de sa vie, demeurât dans la banlieue qui s'étendait hors de la porte Lavernale, sur la voie d'Ostie ^ L'ombre de Pierre, d'un autre côté, erre toujours, dans la légende

en effet, que Pierre et Paul eussent été enterrés tous les deux près de l'endroit où ils furent mis à mort (Bosio, Roina sott., p. 74 et suiv., p. 197 et suiv.). Le lieu de sépulture et le lieu d'exécution se confondaient souvent pour les martyrs. V. Hégésippe, dans Eusèbe, H. E., Il, xxiii, 18; Liher pontif., art. Pierre et Corneille; Acta Pétri et Paulin § 84. Il est probable cependant que ladite tradition vint de ce qu'après la translation définitive des deux corps et la construction des basiliques, on dut être- induit à prétendre que les reliques avaient toujours été à l'endroit oii on les offrait à la piété des croyants. Cf Euthalius, dans Zaccagn p. 522-523.

1. Cf. Kaléndarium Lih., 1. c. ; Liber ponlifîcaUs, art. Co neille; Acta Pétri et Paulij 80. Le lieu indiqué parées tex est celui où s'éleva la basilique de saint Paul, qui a succédé sa doute au rpoTratov de Caïus. C'est à une époque relativement moderne qu'on voulut que saint Paul eût été décapité près de deux milles plus loin, ad Aquas Salvias, on Ad guttam jugiler manantem (aujourd'hui Saint-Paul-aux-trois-Fontaines), un des sites tes plus frappants de la campagne de Rome. Grég, le Grand, Epist.,

on

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chrétienne, vers le pied du Vatican, des jardins et du cirque de Néron, en particulier autour de l'obélisque*. Gela vint, si Ton veut, de ce que le cirque en question gardait le souvenir des martyrs de 64, auxquels, à défaut d'indication précise, la tradition chrétienne put joindre Pierre; nous aimons mieux croire cependant qu'il se mêla en tout ceci quelque renseignements et que l'ancienne place de l'obélisque, dans la sacristie de Saint-Pierre, marquée aujourd'hui par une inscription, indique à peu près l'endroit où Pierre en croix rassasia de son affreuse agonie les yeux d'une populace avide de voir souffrir. Les corps eux - mêmes qu'entoure depuis le III'' siècle une tradition non interrompue de respect sont-ils ceux des deux apôtres? Nous le croyons à peine. Il est certain que l'attention à garder la mémoire des tombeaux des martyrs fut très-ancienne dans l'Église ^ ; mais Rome fut, vers 100 et 120, le théâtre d'un immense travail légendaire, relatif

XIV, XIV (0pp., t. ÏI, col. 1 273, édit. Bénéd.) ; Acta Pétri etPauli,

80 (selon certains manuscrits, Tischendorf, p. 35, note) ; Acta

SS\ Jmiii, V, p. 433.

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