Tacite, Ann., XV
3. Terluliien, Prœscr., 36 (cf. saint Jérôme, in Matth., xx, 23 ; Adv. Jovinian., I, 26. Cf. Eus., H, E., VI, 5). Tertullien ne fixe
rl98 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An G*]
l'endroit où exista plus tard la porte Latine ^ Jean
'.paraît avoir souffert pour le nom de Jésus ^ Nous
. sommes portés à croire qu'il fut témoin et jusqu'à
un certain point victime du sanglant épisode auquel
l'Apocalypse doit son origine. L'Apocalypse est pour
nous le cri d'horreur d'un témoin, qui a demeuré à
vBabylone, qui a connu la Bête, qui a vu les corps
-sanglants de ses frères martyrs, qui lui-même a subi
. l'étreinte de la mort\ Les malheureux condamnés à
servir de flambeaux vivants^ devaient être préala-
î blement plongés dans l'huile ou dans une substance
inflammable (non bouillante, il est vrai). Jean fut
peut-être voué au même supplice que ses frères et
destiné à illuminer le soir de la fête le faubourg de
aucun lieu; mais il semble bien rapporter à cet endroit une tradition romaine (cf. Platner et Bunsen, Beschreibung der Stadt Rom., III, l'» partie, p. 604-605). On a d'autres exemples de martyrs plongés dans l'huile bouillante. Cf. Eus., H. E., VI, 5.
i. Faux Prochore, ch. 40 et 4i (trad. lat.). La porte Latine fait partie du rempart d'Aurélien, commencé en 271. Il n'y avait pas dans l'ancien mur de porte de ce nom.
2. Apec, I, 9, passage qui a ici force probante, même dans , l'hypothèse où l'auteur de l'Apocalypse ne serait pas l'apôtre, mais . voudrait se faire passer pour l'apôtre. Polycrate appelle Jean p-âptu;
XXI ^c^àwcaxoç (dans Eus., /y. E., III, xxiv, 3 ; V, xxiv, 3) ; il est vrai que cela peut venir de Apoc, i, 9.