Hebr., rv, 14 et suiv
(An 65] L'ANTECHRIST. 215
inauguré avec du sang... C'est au moyen du sang que tout est légalement purifié, et sans effusion de sang il n'y a point de pardon *.
Nous pomnaes donc sanctifiés une fois pour toutes par le sacrifice du corps de Jésus-Christ, qui apparaîtra une seconde fois pour sauver ceux qui Tattendent. Les anciens sacrifices n'atteignaient jamais leur but, puisqu'on les recommençait sans cesse. Si le sacrifice expiatoire revenait chaque année à jour fixe, n'est-ce pas la preuve que le sang des victimes était impuissant? Au lieu de ces perpétuels holocaustes, Jésus a ofi'ert son unique sacrifice, qui rend les autres inutiles. De la sorte, il n'est plus question de sacrifice pour le péché \
Le sentiment des dangers qui environnent l'Église remplit l'auteur; il n'a devant les yeux qu'une perspective de supplices ; il pense aux tortures qu'ont endurées les prophètes et les martyrs d'Antiochus*. La foi de plusieurs succombait. L'auteur est trèssévère pour ces chutes.
Il est impossible que ceux qui ont été illuminés une fois, qui ont reçu le don céleste, qui ont eu part au Saint- Esprit, qui ont goûté la précieuse parole de Dieu et les
i. Hebr., ix, il et suiv.