‹ L'AntechristChapitre 181 sur 397 · Jos., AnL, XX, xi, 1 ; D. J., If, xiv, 2, 3. Certainement · texte numérisé non relu

Jos., AnL, XX, xi, 1 ; D. J., If, xiv, 2, 3. Certainement

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et les Juifs arriva bientôt au dernier degré de Texaspération. Les Juifs lui étaient devenus insupportables par leur susceptibilité, leur habitude de se plaindre pour des vétilles et le peu de respect qu'ils témoignaient aux autorités civiles et militaires ; mais il paraît que, de son côté, il prenait plaisir à les narguer et qu'il en faisait parade. Le 16 et le 17 mai tie l'an 66, une collision eut lieu entre ses troupes et les Hiérosolymites pour des motifs assez futiles. Florus se retira à Gésarée, ne laissant qu'une coîiorte dans la tour Antonia. Ce fut là un acte trèsblâmable. Un pouvoir armé doit à une ville qu'il occupe, et où se manifeste une révolte populaire, de ne l'abandonner à ses propres fureurs qu'après avoir épuisé tous ses moyens de résistance. Si Florus fût resté dans la ville, il n'est nullement probable que les Hiérosolymites l'eussent forcé, et tous les malheurs •qui suivirent auraient été évités. Florus une fois parti,

Josèphe est partial contre Gessius Florus. Josèphe écrit ad probandum. Son système est : i° que la guerre a été amenée (notez toy ffdX£{i.cv ô Jtxrava'yxaaaç rj^.â; àpaoôat... oax ^pâv 7iva"^5ca(;6r,[j.£v, Aflt,, XX, XI, 1) par les excès de Florus; 2° que cette guerre a été non l'œuvre de la nation, mais le fait d'une bande de brigands et d'assassins, qui terrorisaient la nation. Il faut se défier des mensonges que ce système lui fait commettre. Cependant, en ce qui •concerne Florus, Tacite {Hist., V, 9, 10) paraît d'accord avec Josèphe. 11 fait peser au moins une grande responsabilité sur les jprocuratoars.

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il était écrit que l'armée romaine ne rentrerait dans Jérusalem qu'à travers l'incendie et la mort.

La retraite de Florus était loin, cependant, de ■créer une rupture déclarée entre la ville et l'autorité romaine. Agrippa lï et Bérénice étaient en ce moment à Jérusalem. i\ grippa fit des efforts consciencieux pour calmer les esprits ; tous les modérés se joignirent à lui; on usa même de la popularité-de Bérénice, dans laquelle l'imagination du peuple croyait voir revivre sa bisaïeule, Mariamne TAsmonéenne. Pendant qu'Agrippa haranguait la foule dans le xyste, la princesse se montra sur la terrasse du palais des Asmonéens, qui dominait le xyste. Tout fut inutile. Les hommes sensés représentaient que la guerre serait la ruine certaine de la nation ; on les traita de gens de peu de foi. Agrippa, découragé ou effrayé, quitta la ville, et se retira dans ses domaines de Batanée. Une bande des plus ^.rdents partit sur-le-champ, et s'empara par surprise de la forteresse de Masada\ située sur le bord de la mer Morte, à deux journées de Jérusalem, et presque inexpugnable^

C'était là un acte d'hostilité bien caractérisé. Dans

1. Saulcy, Voy. autour de la mer Morte, I, p. 199 et suiv.; pi. XI, XII, XIII ; Rey, Voy, dans le Haouran, d. 284 et suiv.;, pi. XXV et XXVI.

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