‹ L'AntechristChapitre 201 sur 397 · Jos., /?.y., IV, m · texte numérisé non relu

Jos., /?.y., IV, m

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272 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 66]

de maintenir l'ordre et avec l'espoir de dominer les éléments anarchiques qui menaçaient de tout détruire*. L'ardeur à Jérusalem était extrême. La ville ressemblait à un camp, à une fabrique d'armes; de tous les côtés, retentissaient les cris des jeunes gens qui s'exerçaient*. Les juifs des parties reculées de l'Orient, surtout du royaume des Parthes, y accouraient, persuadés que l'empire romain avait fait son temps'. On sentait que Néron touchait à sa fin, et on était persuadé que l'empire disparaîtrait avec lui*. Ce dernier représentant du titre de César, s'abîmant dans la honte et le mépris, paraissait un signe évident. En se plaçant à ce point de vue, on devait trouver l'insurrection beaucoup moins folle qu'elle ne nous semble, à nous qui savons que l'empire avait encore en lui la force nécessaire pour plusieurs renaissances futures. On pouvait très-réellement croire que l'œuvre d'Auguste se disloquait; on s'imaginait à chaque instant voir les Parthes se ruer sur les terres romaines % et c'est

4. Jos., B. J., II, XX, 3 et suiv.; xxii, \ ; Vita, 7, en observant que Josèphe cherche à dissimuler la part qu'il prit à la révolution et se fait après coup plus modéré qu'il ne fut.

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