Apoc, IX, 14-21 ; xvi, 12-16. Cf. Jos., B. J., VI, vi
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<;e qui fut arrivé en effet, si par diverses causes la politique arsacide n'eût été à ce moment très-affaiblie. Une des plus belles images du livre d'Hénoch 'est celle où le prophète voit l'épée donnée aux brebis, et les brebis ainsi armées poursuivre à leur tour les bêtes sauvages, et les bêtes s'enfuir*. Tel fut bien le sentiment des Juifs. Leur manque d'éducation militaire ne leur permettait pas de comprendre ce qu'avaient de trompeur les succès remportés sur •Florus et sur Gestius. Ils frappèrent des monnaies imitées du type des Macchabées, portant l'effigie du temple ou quelque emblème juif, avec des légendes en caractère hébreu archaïque \ Datées par les années « de la délivrance » ou « de la liberté de
^. Cil. xc, 19 (Dillmann); lxxxix, 27-28 (anc. div.).
2. Il est extrêmement difficile de distinguer, dans la numismatique juive, les pièces qui appartiennent à la première révolte de celles qui appartiennent à la seconde, et même de celles qui appari,iennent à la révolte des Macchabées. Voir Madden, History of jewish coinage, p. 454 et suiv., qui résument tous les travaux antérieurs. Madden adopte en général les hypothèses de Levy, sujettes elles-mêmes aux plus grands doutes. Il est à craindre que ces doutes ne soient toujours insolubles ; car il se peut que, dans la première révolte, on ait contrefait des monnaies asmonéennes, «t que, dans la seconde, on ail contrefait des monnaies de la première. Toute pièce portant l'effigie du temple, ou datée « de la liberté de Jérusalem » ou « de la liberté de Sion », est de la première révolte ou faite à rimi^ation d'une pièce de la première révolte; la seconde révolte, en effet, ne fût jamais maîtresse de
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Sion », ces pièces furent d'abord anonymes ou émises au nom de Jérusalem^ ; plus tard, elles portèrent les non.»' des chefs de parti qui exercèrent au gré de .quelque faction une autorité suprême^ Peut-être même, dès les premiers mois de la révolte, Éléazar, fils de Simon, qui était en possession d'une énorme masse d'argent, osa-t-il battre monnaie en se donnant le titre de a grand prêtre^ ». Ces émissions monétaires durent, en tout cas, être assez considérables; c'est ce qu'on appela ensuite « l'argent de Jérusalem » ou « l'argent du danger^ ».
Hanan devenait de plus en plus le chef du parti modéré. Il espérait encore amener la masse du peuple à la paix ; il cherchait sous main à ralentir la
Jérusalem. Il ne semble pas que, lors de la première révolte, on ait surfrappé la monnaie romaine, comme on fit à la seconde (Madden, p. 474, 476, 203-205).