Plutarque, Vie de Galba, 7; Suétone, Nér
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318 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 68)
personne qui fût reconnaissable. On pouvait croire à une substitution ; les uns affirmaient qu'on n'avait pas trouvé le corps ; d'autres disaient que la plaie qu'il s'était faite au cou avait été bandée et guérie *. Presque tous soutenaient que, à l'instigation de l'ambassadeur parthe à Rome, il s'était réfugié chez les Arsacides, ses alliés, ennemis éternels des Romains, ou auprès de ce roi d'Arménie, Tiridate, dont le voyage à Rome en 66 avait été accompagné de fêtes magnifiques, qui frappèrent le peuple *. Là, il tramait la ruine de l'empire. On allait bientôt le voir revenir à la tête des cavaliers de l'Orient, pour torturer ceux qui l'avaient trahi ^ Ses partisans vivaient dans cette
4. Tacite, Hist., Il, 8; Sulpice Sévère, Hist., 1. II, c. 29; Lactance, De mort, pers., c. 2.
2. Néron avait certainement eu l'idée de se sauver ctiez Yologèse ; et en effet les Parthes se montrent toujours néroniens. Suétone, Néron, 13, 30, 47, 57; Aurélius Victor, De Cœs.^ Néron^ 44; Epit.j Néron, 8 ; Carm. sih., V, 4 47. Tiridate avait justement visité les villes d'Asie (Dion Cassius, LXIli, 7, leçon à tort contestée). En tout cas, l'opinion à cet égard était si bien arrêtée, que tous les faux Nérons parurent chez les Parthes ou furent des agents des Parthes. Zonaras, XI, 4 8 ; Tac, Hist., I, 2 ; Suétone, Néron, 57.
3. Carmina sibylL, IV, 449 et suiv., 4 37 et suiv.; V, 33-34, 93 et suiv., 400 et suiv., 437, 442, 446 et suiv., 215-223, 362 et suiv., 385; VIII, 70 et suiv., 146, 152 et suiv.; XII, 93-94; Ascension. d'Isaie, iv, 2 et suiv.; Commodien, Carmen, y. 820 et suiv., 862, 925 et suiv. (édit. Pitra). Comp. Suétone, Néron, 57; Tac, Uisi,, I, 2; Lactance, De mort, pers., 2; Zonaras, XI, 18.
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espérance ; déjà ils relevaient ses statues, et faisaient même courir des édits avec sa signature*. Les chrétiens, au contraire, qui le considéraient comme un monstre, en entendant de pareils bruits, auxquels il& croyaient en tant que gens du peuple, étaient frappés de terreur. Les imaginations dont il s'agit durèrent fort longtemps, et, conformément à. ce qui arrive presque toujours en de semblables circonstances, il y eut plusieurs faux Néron ^ Nous verrons bientôt le contre-coup de cette opinion dans l'Église chrétienne et la place qu'elle tient dans la littérature prophétique du temps,