Matth., XXIV, 6-8; Marc, xiii, 7-9; Luc, xxi
2. Sur les fléaux et en particulier sur la famine, envisagés comme signes de la venue du Messie, voyez Mischna, Sota, ix, 1 5 ; Talm. de Bab., Sanhédrin, 97 a; Pesikta derabbi Kahna (édit. Buber), 51 h; Pesikta rabhalhi, ch. i, sub fin., et ch. xv; le midrasch Oiholli ham-maschiah, dans le Beth ham-midrasch de Jellinek, II, p. 58-63.
328 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 68]
En Tannée 68, les arrivages d'Alexandrie furent insuffisants'. Au commencement de mars 69, une inondation du Tibre fut très-désastreuse \ La misère était extrême ^. Une irruption soudaine de la mer couvrit de deuil la Lycie*. En l'an 65, une peste horrible affligea Rome ^ ; durant l'automne, on compta trente mille morts. La même année, le monde s'entretint du terrible incendie de Lyon % et la Gampanie fut ravagée par des trombes et des cyclones, dont les ravages s'étendirent jusqu'aux portes de Rome '', L'ordre de la nature paraissait renversé ; des orages affreux répandaient la terreur de toutes parts \
Mais ce qui frappait le plus, c'étaient les tremblements de terre. Le globe traversait une convulsion parallèle à celle du monde moral ; il semblait que la terre et l'humanité eussent la fièvre à la fois^ C'est
1. Suétone, Néron, 45. Cf. Tacite, Ann.,XU^ 43; Carmtna sihylL, III, V. 475 et suiv.
2. Tacite, Hist., I, 86; Suétone, Othon, 8; Plutarque, Othon, 4.