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Cicéron, Pro Cœlio

332 ORIGINES DU CHRISTIANISME. fAii 08]

gens graves en ayant sa villa au milieu de ce royaume des mœurs brillantes et dissolues*. Properce ne voulait pas que sa maîtresse y demeurât* ; Pétrone y place les débauches de Trimalcion \ Baïa, Baules, Cumes, Misène virent, en effet, toutes les folies, tous les crimes. Le bassin de flots d'azur compris dans le contour de cette baie délicieuse fut la sanglante naumachie où s'abîmèrent les milliers . de victimes des fêtes de Galigula et de Claude. Quelle reflexion pouvait naître dans l'esprit du juif pieux, du chrétien qui appelait avec ferveur la conflagration universelle du monde, à la vue de ce spectacle sans nom, de ces folles constructions au milieu des flots, de ces bains, objet d'horreur pour les puritains*? Une seule. « Aveugles qu'ils sont! devaient-ils se dire, ieur futur séjour est sous eux; ils dansent sur l'enfer qui doit les engloutir. »

Nulle part une telle impression, qu'elle s'applique à Pouzzoles ou à d'autres lieux du même caractère,

1. Hœc puteolaiia et cumana régna. Cic, ad Alt.j XIV, 1 , Cf. ihid., I, 4 6, et Strabon, V, iv, 7.

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