Exode, XII
3. L'opposition des cent quarante-quatre mille £(Tcppa-yt(ju.£Soi des douze tribus et de Yo/loç ttcXû; du verset 9 porterait à le croire. Mais l'ox^c; iroXu; est composé de martyrs (comp. vu, 9, M 4), non de païens convertis. Les cent quarante-quatre mille élus paraissent au chapitre xiv comme choisis pour leur vertu dans la terre entière (d lii^&paffp.svot à-nrô tx; 77;?). Comp., en outre, Apoc, V, 9. La distinction des païens convertis et des judéochrétiens n'existe pas pour l'auteur de l'Apocalypse. Les païens
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certainement le vrai Israël spirituel, l' « Israël de Dieu », comme dit saint Paul% la famille élue embrassant tous ceux qui se sont rattachés à la race d'Abraham, par la foi en Jésus et par la pratique des rites essentiels. Mais il y a une catégorie de fidèles qui est déjà introduite dans le séjour de la paix ; ce sont ceux qui ont souffert la mort pour Jésus. Le prophète les voit sous la figure d'une foule innombrable d'hommes de toute race, de toute tribu, de tout peuple, de toute langue, se tenant devant le Trône ^ et devant l'Agneau, vêtus de robes blanches, portant des palmes à la main, et chantant à la gloire de Dieu et de l'Agneau. Un des vieillards lui explique ce que c'est que cette foule : a Ce sont des gens qui viennent d'une grande persécution % et ils ont
qui n'ont pas préalablement adopté les règles du judaïsme sont ces disciples de Balaam pour lesquels il se montre si sévère (eh. II et m). Tout chrétien fait pour lui partie d'Israël et a sa capitale spirituelle à Jérusalem (xviii, 4; xx, 9; xxi, 2, 12 ; comp. Matth., XIX, 28; Jac, i, 1). Les gentils viennent simplement, comme de bons étrangers soumis et conquis, rendre leurs hommages à Dieu dansSion (xv, 3-4).
i. Gai., VI, 46.
2. L'auteur évite de nommer l'être ineffable. Les juifs plus ou moins cabbalistes se servent aussi pour désigner Dieu d'expressions comme « le Nom », a le Trône », « le Ciel ».
3. exi^tbiç p.e-^âXr,;, mot ordinaire pour exprimer la catastrophe de l'an 64. Voir ci-dessus, p.i67, note 1, et p. 217, note 1.
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lavé leur robe dans le sang de l'Agneau*. Voilà pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, et ils l'adorent nuit et jour dans son temple, et celui qui est assis sur le trône habitera éternellement sur eux ^ Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, ils ne souffriront plus de la chaleur. L'Agneau les fera paître et les conduira aux sources de la vie, et Dieu lui-même essuiera toute larme de leurs yeux ^. »
Le septième sceau s'ouvre*. On s'attend au grand spectacle de la consommation des temps \ Mais, dans le poëme comme dans la réalité, cette catastrophe fuit toujours ; on s'y croit arrivé, il n'en est rien. Au lieu du dénoûment final, qui devrait être l'effet de l'ouverture du septième sceau, il se fait dans le ciel un silence d'une demi-heure, indiquant que le premier acte du mystère est terminé, et qu'un autre va commencer ^