Ibid., I
3. Garrucci, dans le Bulletlino archeologico napoUtano, nouy, série, 2* année, p. 8, de Rossi, Bull, di arch. crisL., 1864, p. 69 et suiv., 92 et suiv.; Zangenieister, Inscr, parietanœ^ n° 679. Pour les juifs à Pouzzoles, voir Minervini, dans le BulleUino archeologico napolitano, nouv. série, 3* année, p. iOo. Pour les juifs àPompéi, voir Garrucci, même recueil, 2'^ année, p. 8 {Ques tioni pompeiane, p. 68). Sur les Tyriens, Syriens, Nabatéens, Alexandrins, Maltais de Pouzzoles, voir Saint Paul, p. 444; Mommsen, Inser. regni neapoL, n" 2462 ; Fiorelli, Iscr. lat. det museo di Nap., n°« 691, 692, 693; Minervini, Monum. antichi inediti, I (Naples, 1852), p. 40-43; append., p. vii-ix; Zeilschrift der d. m. G., 1869, 150 et suiv.; Journal asiatique, avril 1873. Cf. Gervasio dans les Mem. delta R, Accad. Ercolanese, t. IX; Sclierillo, La venuta di S. Pielro in Napoli (Naples, 4859), p. 97-149. Notez Tertullien, Apol, 40.
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dames romaines furent amenées au christianisme^; les bonnes familles, en effet, conservaient encore pour les femmes une solide tradition de modestie et d'honnêteté. La secte nouvelle eut des adeptes jusque dans la maison de Néron % peut-être parmi les juifs, qui étaient nombreux ^ dans les rangs inférieurs du service, parmi ces esclaves et ces affranchis, constitués en collèges, dont la condition confinait à ce qu'il
i. Cette idée sert de base aux Actes d.e Pierre, tels qu'ils sont rapportés par le Pseudo-Lin.
2. Pbil., IV, 22 {d. Philosophumena, YK, ^'^', Gruter, 642,8; Cardinali, Dipl., p. 22i, n° 410). Ce que disent saint Jean Chrysostome (0pp., 1, p. 48; II, p. i68; IX,* p. 349; XI, p. 673, 722, édit. Montfaucon), saint Astère {édit. Combefis, p. 468j, Théophylacte (in II Tim., iv, i6),Glyca3 {Afin., p. 236, édit. de Paris) des rapports de Paul avec une des maîtresses et avec un domestique favori de Néron provient d'anciens actes de Pierre et Paul. Comp les Passions apocryphes de Pierre et de Paul attribuées à saint Lin, dans Dibl.^palrwn maxima, t. II, -î'* part., p. 67etsuiv.; les actes de saint Tropez, dans ActaSS. Maii, IV, l^'^part., p. 6 (où l'expression d'Adon, magnus in officio Cœsaris NeroniSj, est notable; cf. Gruter, 599, 6; Rhein. Muséum, nouv. série, t. VI, p. 16); Acla Pelri et Puuli, publiés par Tischendorf [Acta apost. apocr.), §31,80, 84 (ms. de Paris). C'est sans motif qu'on a identifié cette courtisane légendaire avec Acte. Cependant l'inscription, Orelli, 735, n'est pas une objection. Cette inscription n'est pas l'épitaphe d'Acte, ainsi qu'on l'a cru. Greppo, Trois mémoires (Paris, 1840), 1" mém. et additions.
3. Voir ci-après, p. 4 57 et suiv. Rappelons la juive Acmé, servante de Livie; le samaritain Thallus, affranchi de Tibère (Jos., Ant., XVII, V, 7; XVIII, vi, 4; B, J., I, xxxiii, 6}xxxiii, 7.)
12 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An Cl]
y avait de plus infime et de plus élevé, de plus brillant et de plus naisérable*. Quelques vagues indices feraient croire que Paul eut des relations avec des membres ou des affranchisde la famille Annœa^.Vne
\. Tac, Hist., II, 92.
2. On a découvert il y a quelques années à Ostie l'inscription suivante, laquelle paraît du iii« siècle :
D^M (De Rossi, Bull., 1867,
PAVLO-PETRO' d'Alex dans Eusèl^eHist
eccL, VII, XXV, 14; des le M-ANNEVS-PAVLVS- „,. siècle, il y a de nom- FI LIO'CAR ISSIMO • breux Pierre : Pierre de
Lampsaque, Pierre d'Alexandrie, Pierre qu'on associe à Marcellin ; les Paul sont plus nombreux encore : Paul de Samosale, etc.) A partir du iv* siècle, l'opinion de rapports entre Sénèque et saint Paul est reçue, et amène /a fabrication d'une correspondance apocryphe (saint Jérôme, De viris ilL, \t\ Augustin, Epist., cLiii, ad Macedon., 44; cf. Pseudo-Lin, p. 70-71). Cette opinion venait de ressemblances qu'on avait cru remarquer entre les doctrines du philosophe et celles de Tapôtre (Tertullien, De anima, 20), ressemblances qui ne supposent nullement un emprunt. Paul eut des rapports avec Gallion, frère de Sénèque, et des relations officielles (non peut-être personnelles) avec Burrhus, ami de Sénèque; mais le peu de souci que ces gens d'esprit avaient des superstitions populaires {Act., xviii, \% et.suiv.) ne nous laisse pas le droit de supposer a pnor» que la curiosité de Sénèque ait été le moins du monde éveillée sur Paul L'opinion d'après laquelle Sénèque aurait dû, comme consul du second semestre de Tan 57 (de Rossi, jBm//., 1866, p. 60, €2), juger de l'appel de saint Paul repose sur une chronologie insoutenable de la vie de l'apôtre. Dans son livre perdu Contre les
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chose hors de doute, en tout cas, c'est que dès cette époque la distinction nette des juifs et des chrétiens se fit à Rome pour les personnes bien informées. Le christianisme parut une « superstition » distincte, sortie du judaïsme, ennemie de sa mère et haïe de sa mère*. Néron, en particulier, était assez au courant de ce qui se passait, et s'en faisait rendre compte avec une certaine curiosité. Peut-être déjà quelqu'un des intrigants juifs qui l'entouraient enflammait-il son imagination du côté de l'Orient, et lui avait-il promis ce royaume de Jérusalem qui fut le rêve de ses dernières heures, sa dernière hallucination ^
Nous ne savons avec certitude le nom d'aucun des membres de cette Église de Rome du temps de Néron. Un document de valeur douteuse énumère, comme amis de Paul et de Timothée, Eubule, Pudens,
superstitions j Sénèque parlait des juifs, non des chrétiens (saint Augustin, jDe civit. Dei, VI, lij.L'antipatliie qu'il avait contre les juifs (saint Augustin, loc. cit.) lui eût fait mal accueillir saint Paul et les chrétiens, s'il avait été en rapport avec eux. Un homme qui parle du judaïsme comme il le fait n'a pu être disciple de Paul.
1. flt Has superstitiones , licet contrarias sibi, iisdem tamen auctoribus profectas; christianos ex judœis exstitisse. » Phrase de Tacite, conservée par Sulpice Sévère. Bernays, Ueber die Chronik des Sulpicius Severus (Berlin, 1861), p. 57. Cf. Tac, Ann.,XY, 44.