C'est-à-dire il s'agit d'un nom propre d'homme
4. Le mot -lop se trouve écrit de la sorte, sans quiescentes, dans les inscriptions de Palmyre du m* siècle (Vogué, Syrie centrale. Inscr. sémit., p. 4 7, 26j.Comp. f ^ ^ dans la Peschito, et Buxtorf, Lex. chald., col. 2081-208^; Ewald, Die johann.
416 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 69J
on obtient le nombre 666 ^ Néron Késar était bien le nom par lequel les chrétiens d'Asie désignaient le monstre; les monnaies d'Asie portent comme
Schriflen, II, p. 263, note. L'inscription nabatéenne de Hébran qui est de l'an 47, porte no^p (V^ogUé, ihid., p. 100). M. de VogUé lit à tort "i3f>p, prolongeant trop la barre verticale, et n'ayant pas, reconnu la différence du samech et dusarfeen nabatéen (cf. p. 1i3- ^14). Voir Journal Asiatique, juin 1868, p. 538; avril-mai 1873, p. 31 6, note 1 ; Zeilschrift der d. m. G., 1 871 , p. 431 . Pour bien discerner ces deux lettres, étudiez les r certains des inscriptions de Bosra et de Salkhat (VogUé, pi. xiv, n°* 4 et 6), et observez que le y, lettre purement sémitique, n'est guère employé en syriaque pour transcrire les mots grecs et latins. En palmyrénien (Vogiié, p. 18, 20, 21, 25), en talmudique (voyez Buxtorf), le a de orp*- TTf-jfo'ç, ai-panoiTy;; est rendu par D. L'orthographe arabe ^^ est d'une époque où le sadé avait perdu son cachet spécialement indigène. L'omission du > peut paraître singulière au i" siècle; il est probable que l'auteur l'a supprimé à dessein, afin d'avoir un chiffre symétrique, é^axoatoi é;r,jtovTa î\. Avec le ^ il aurait eu 676, ce qui avait moins de physionomie. Dans les écrits talmudiques, Césarée s'écrit quelquefois i^Dp (Midrasch Eslher, i). 1. j == 50.
La variante 616 mentionnée par saint Irénée (V, xxx, 1) répond à ")Dp Tia = Nero Cœsar, forme latine.
[An C9J L'ANTECHRIST. 4«7
légende : NEPHN. KAIZAP^ Ces sortes de calculs étaient familiers aux juifs, et constituaient un jeu cabbalistique qu'ils appelaient ghematria ^ ; les Grecs d'Asie n'y étaient pas non plus étrangers ® ; au If siècle, les gnostiques en raffolèrent*.
Ainsi l'empereur qui était représenté par la tête frappée à mort, mais non tuée (l'auteur lui-même nous l'apprend), est Néron % Néron qui, selon une opinion populaire très-répandue en Asie, vivait encore. Gela est hors de doute. Mais qu'est-ce que la seconde bête, cet agent de Néron, qui a les façons d'un juif pieux et le langage de Satan % qui est V aller ego de Néron, travaille pour le profit de ce
\. Mionnet, III, p. 93; Supp]., YI, p. ^28, note a. M. Waddington m'affirme que cette légende est ordinaire sur les monnaies de la province d'Asie. Comp. l'inscription de Krafft, Topog. Jerus., n° 31 [Corpus inscr. lat., Syria, n° 135).
2. TswasTf-a. Gomp. Ass. de Moïse, 9; Carm, sib., I, 141 et suiv., 326 etsuiv.; V, 28 (à propos de Néron même); Vlll, 148- 1 50 ; peut-être Jean, xxi, 1 1 . Sur l'usage des ghematriolh à l'époque {■à\m\i^\(\\xe^NOYQi. Literaturblalt des Orients, 1849, col. 671-672, 762-764; 1850, col. 116-117.
3. Inscriptions l(si^r,(s^o\ à Pergame : Corpus inscr. grœc, n°« 3544, 3545, 3546; cf. n»* 5113, 5119; Boissonade, Anecd. grœca, lî, p. 459-461.