‹ L'AntechristChapitre 309 sur 397 · Cf. Matth., VII · texte numérisé non relu

Cf. Matth., VII

dernier, opère des miracles et va jusqu'à faire parler une statue de Néron, persécute les juifs fidèles qui ne veulent pas rendre à Néron les niêmes honneurs que les païens, ni porter lanaarque d'affiliation à son parti, leur rend la vie impossible, et leur interdit les actes les plus essentiels, vendre et acheter? Certaines particularités s'appliqueraient à un fonctionnaire juif, tel que Tibère Alexandre, dévoué aux Romains et tenu par ses compatriotes pour un apostat. Le seul fait de payer l'impôt à l'empire pouvait être appelé « une adoration de la Bête », le tribut aux yeux des juifs ayant un caractère d'offrande religieuse, et impliquant un culte envers le souverain*. Le signe ou caractère de la Bête (Népwv Rat^ap) , qu'il faut porter sur soi pour jouir du droit commun, pourrait être soit le brevet de cité romaine, sans lequel en certains pays la vie était dilTicile, et qui pour les juifs exaltés constituait le crime d'association à une œuvre de Satan; soil la monnaie à l'efTigie de Néron, monnaie tenue par les Juifs révoltés pour exécrable, à cause des images et des inscriptions blasphématoires qui s'y trouvaient, si bien qu'ils se hâtèrent, dès qu'ils furent libres à Jérusalem, d'y substituer une monnaie orthodoxe. Le partisan des Romains dont il s'agit, en

1. Méliton, De veritate, p. xli (7j. Méliton, justement, commenta des parties de l'Apocalypse.

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maintenant l'argent au type de Néron comme ayant cours forcé dans les transactions % put oaraître avoir fait une énormité ; la monnaie au type de Néron devatt couvrir le marché, et ceux qui, par scrupule religieux, refusaient d*y toucher étaient mis comme hors la loi. Le proconsul d'Asie à ce moment était Fonteius Agrippa, fonctionnaire sérieux % à qui il nous est interdit de penser pour sortir de notre embarras. Un grand prêtre d'Asie, zélateur du culte de Rome et d'Auguste % et usant pour vexer les juifs et les chrétiens de la délégation du pouvoir civil qui lui était faite , répondrait à quelques-unes des exigences du problème. Mais les traits qui présentent la seconde bête comme un séducteur et un thaumaturge ne conviennent pas à un tel personnage. Ces traits font songer à un faux prophète, à un enchanteur, notamment h Simon le Magicien *, imitateur du

4. On remarqua comme une chose singulière (Zonaras, Aîin,, XI, 16) que Vitellius laissa courir les monnaies au type de Néron, dé Galba et d'Othon même.

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