Waddington, Inscr. de Le Bas, Ilf, n
- 4. La légende conduit Simon à Rome sous Néron, et lui fait déployer ses talents magiques sous les yeux de l'empereur. Une aventure qui arriva à l'amphithéâtre du Champ de Mars, en présence de Néron (Suétone, Néron, i%; Dion Ghrysost., orat. xxi, 9; Juvénal, m, 78-80), rappelle beaucoup la fin tragique attribuée à Simon. Les prodiges prêtés au « Faux Prophète » dans l'Apoca-
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Christ *, devenu dans la légende le flatteur,, le parasite et le prestidigitateur de Néron % ou à Balbillus d'Éphèse% ou à l'Antéchrist dont parle obscurément Paul dans la deuxième épître auxThessaloniciens\ Il est probable que le personnage visé ici par l'auteur de l'Apocalypse est quelque imposteur d'Ephèse, partisan de Néron, peut-être un agent du faux Néron ou le faux Néron lui-même. Le même personnage, en effet, est plus loin ^ appelé « le Faux Prophète » , çfà
lypse ne sont pas sans rapports avec ceux que le roman chrétiiui met sur le compte de Simon (Homélies pseudo-clém., ii, 34; IV, 4; Recogn., II, 9; III, 47, 57; Corisl. apost., VI, 9; Acla Pétri et Pauli, 32, 35, 52 et suiv., 70-77; Pseudo-Hégésippe, III, 2; Épiph., haer. xxi, 5; saint Maxime, dans la Bihl. max. Pair. y VI, p. 36; Arnobe, Adv. gentes, II, 12). C'est une des raisons qui ont pu porter à voir dans le Faux Prophète une désignation, symbolique de l'apôtre Paul.