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Comp. Gommodien, v. 864 et suiv

5. a Evulgato imperii arcano posse principem alibi quam RomsB £eri. » (Tacite, Hist., I, 4.)

6. Le projet de l'affamer fut au moins bien réel dans le parti <le Mucien. Josèphe, B, J., IV, x, 5.

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entre leurs mains (Vindex, Yerginius, Nymphidius Sabinus, Galba, Macer, Capiton, Othon, Vitellius, Mucien, Yespasien), de se mettre d'accord pour reconstituer l'empire, et, au lieu de s'établir en souverains indépendants, ce qui semblait à l'auteur juif le parti le plus naturel, de faire hommage de leur royauté à la Bête ^.

On voit à quel point le pamphlet du chef des ■Églises d'Asie entre dans le vif d'une situation qui,, pour des imaginations aussi faciles à frapper que celles des Juifs, devait sembler étrange; en effet, Néron, par sa scélératesse et sa folie d'un genre à part, avait jeté la raison hors des gonds. L'empire, à sa mort, se trouva comme en déshérence. Après l'assassinat de Galigula, il y avait encore un parti républicain; en outre, la famille adoptive d'Auguste avait tout son prestige; après l'assassinat de Néron, il n'y avait presque plus de parti républicain, et la famille d'iiuguste était finie. L'empire se trouva entre les mains des huit ou dix généraux qui exerçaient de grands commandements. L'auteur de l'Apocalypse, ne comprenant rien à la chose ro-

\. Aoûvat Tw pacTiXeiav aùxwv tû> H^'na. Peut-être l'auteur suppose-t-il un moment que les généraux des diiïérentes provinces s'entendront pour rétablir Néron. Les règnes d'Otlion et de Vitellius furent en effet des réactions en faveur de Néron.

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maine, s'étonne que ces dix chefs, qui lui paraissent des rois, ne se soient pas déclarés indépendants, qu'ils aient formé un concert *, et il attribue ce résultat à une action de la volonté divine ^ Il est évident que les Juifs d'Orient, pressés par les Romains depuis deux ans, et qui se sentaient mollement serrés depuis juillet 68, parce que Mucien et Vespasien étaient absorbés par les affaires générales, crurent que Fempire allait se dissoudre, et triomphèrent un moment. Ce n'était pas là une vue aussi superficielle qu'on pourrait le croire. Tacite, entamant le récit des événements de l'année au seuil de laquelle fut écrite l'Apocalypse , l'appelle annum reipublicœ prope supremum \ Ce fut pour les Juifs un grand étonnement, quand ils virent les « dix rois » revenir ((à la Bête » (à l'unité de l'empire), et mettre leurs royautés à ses pieds. Ils avaient espéré que la conséquence de l'indépendance des a dix rois » serait la ruine de Rome; antipathiques à une grande organisation centrale de l'État, ils pensaient que les proconsuls et les légats haïssaient Rome, et, les jugeant d'après eux-mêmes, ils supposaient que ces chefs puissants agiraient comme des satrapes, ou bien

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