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Une circonstance con:ime celle de Lydda (Jos., B. J.j il

502 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 70]

nombre de ceux qui périrent durant le siège à onze cent mille*; il semblait que toute la nation se fût donné rendez- vous pour l'extermination. Vers le iO avril, Titus établit son camp à l'angle de la tour Pséphina {Kasr-Djaloud d'aujourd'hui). Quelques avantages partiels remportés par surprise et une blessure grave que reçut Titus donnèrent d'abord aux Juifs une confiance exagérée en leur force et apprirent aux Romains avec quel soin ils devaient se garder, dans cette guerre de furieux.

La ville pouvait compter entre les plus fortes du monde ^ Les murailles étaient un type parfait de ces constructions en blocs énormes qu'affectionna toujours la Syrie^; à l'intérieur, l'enceinte du temple, celle de

XIX, i) prouve combien le concours pour les fêtes était extraordinaire. Cf. Jos., B. J.j II, XIV, 3.

4. Jos., VI, IX, 3 (cf. V, XIII, 7). Il y a là beaucoup d'exagération. Tacite parle de six cent mille assiégés [Hist., V, 13; cf. Orose, VII, 9; Malala, p. 260). L'enceinte, réduite encore au bout d'un mois par la prise du quartier nord de la ville, n'eût pas contenu tant de monde, et Teau, dont Jérusalem est si mal fournie, n'eût pas suffi. Voir Vie de Jésus, p. 388, ♦3« édit.

% Tacite, i^is^.^ V, il. L'enceinte répondait à celle d'aujourd'hui, excepté du côté du sud. Cf. Saulcy, Dern. jours de Jérus., plans, p. 218 etsuiv.

3. Jùs., B. J., V, IV, 2, 4; VI, ix, 1 ; VII, i, 1 ; Tacite, Hist., V, U.

la ville haute, celle d'Acra formaient comme des murs de refend et semblaient autant de remparts ^ Le nombi^ des défenseurs était très-grand; les provisions, quoique diminuées par les incendies, abon- <laient encore. Les partis à l'intérieur de la ville continuaient de se battre; mais ils se réunissaient pour la défense. A partir des fêtes de pâque , la faction d'Eléazar disparut à peu près, et se fondit dans celle de Jean\ Titus conduisit l'opération avec un savoir consommé; jamais les Romains n'avaient montré une poliorcétique aussi savante ^ Dans les derniers jours d'avril, les légions avaient franchi la première enceinte du côté du nord, el étaient maîtresses de la partie septentrionale de la ville^ Cinq jours après, le second mur, le mur d'Acra, était forcé. La moitié de la ville fut ainsi au pouvoir des Romains. Le 12 mai, ils attaquèrent la forteresse Antonia. Entouré de Juifs qui tous, excepté peut-être Tibère Alexandre, souhaitaient la conservation de la ville et du temple, dominé plus qu'il ne l'avouait par son amour pour Bérénice, qui paraît avoir été une juive

i. Tacite, Hist., V, 8, il ; Dion Cassius, LXVI, 4; Jos.j B. J., V, IV et V.

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