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Jos., Viia

2. Il est bien sûr que Pierre n'était pas à Rome quand Paul écrivit l'épître aux Romains (cf. Denys de Cor., dans Eus., H. E., 11,25). Paul ne se mêlait jamais des Églises fondées par les apôtres de la circoncision (Gai., ii, 7-8; H Cor., x, 46; Rom., xv, 48-20). Il n'y était pas non plus quand Paul y arriva. AcL, xx.viii, 47 et suiv., le prouve. Le système d'Eusèbe (Chron., ad ann. 2 Claudii; H. E.j II, 44) et de saint Jérôme {De viris illustr., 4) sur la venue de Pierre à Rome l'an 42 est par conséquent insoutenable. Mais rien ne s'oppose à ce qu'il y soit venu plus tard, et certains indices rendent cela probable : 4<» une tradition établie dès le second siècle (Denys de Corinthe, Caïus, Clément d'Alexandrie, Origène, cités dans Eusèbe, H. E,, II, 45, 25 ; III, 4 ; VI, 44; Ignace, Ad Rom., 4 ; Irénée, Ado. hœr., III, i, 4 ; m, 3 ; TertuI-

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cependant que les « Actes de Pierre », tels que les racontaient les ébionites, n'étaient fabuleux que dans le détail. La conception fondamentale de ces Actes, Pierre courant le monde à la suite de Simon le Magicien pour le réfuter, apportant le vrai Évangile

Jien, Scorp.j 15; Prœscr.^ 36; Kxpu-yaa IlaCXou, cité dans le De non itérando baptismo/a la suite des Œuvres de saint Cyprien, p. 439, édit. Rigault), et qui n'est pas sans poids, bien qu'on y ait mêlé des erreurs évidentes et qu'on y puisse voir un parti pris a priori de donner le prince des apôtres pour fondateur à l'Église de la capitale du monde (l'Église de Corinthe voulut aussi avoir Pierre pour fondateur; or Pierre n'a certainement pas fondé l'Église de Corinthe) ; 2° le fait certain que Pierre est mort martyr (voir ci-après, ch. viii) ; or ce n'est guère qu'à Rome qu'un tel martyre se conçoit ; 3° l'épître / Pétri, qui se donne comme ayant été écrite à Rome; cet argument garde toute sa force, même si l'épître est l'œuvre d'un faussaire; il resterait bien remarquable, en effet, que le faussaire, pour donner de la créance à son attribution, datât l'épître de Rome; 4" le système, légendaire dans la forme, mais très-sérieux au fond, qui veut que Pierre ait suivi par tout le monde les traces de Simon le Magicien (entendez : Paul), et soit venu à Rome pour le combattre (Ilepio^oi et KTnpu-^fxo. nerpou, ouvrages qui servirent de base aux Récognitions et aux Homélies pseudo-ciémenlines, puis au néxpou xal HaûXou )f«pu7[i.a, déjà cité par Héracléon et Clément d'Alexandrie : Lipsius, Rœmische Petriissage,^. 13 et suiv.; Hilgenfeld, Nov. Test, extra can. rec, IV, 52 et suiv.; cf. Eus., H. E., II, 14; Philosophum., VII, 20; Const. apost., VI, 9, comp. le Kripu^aot syriaque de Pierre, dans Cureton, Ane. syr. doc.^ p. 35-41). — Quant aux lieux de Rome où l'on rattache les souvenirs du séjour de Pie re, tels que la maison de Pudens sur le Viminal, la maison

fAn 61] L'ANTECHRIST. Si

qui doit renverser l'Évangile de l'imposteur*, « venant après lui comme la lumière après les ténèbres, comme la science après l'ignorance, comme la guérison après la maladie », cette conception est vraie, quand on a mis le nom de Paul à la place de celui de Simon, et qu'au lieu de la haine féroce que les ébionites témoignèrent toujours contre le prédicateur des gentils, on se figure entre les deux apôtres une simple opposition de principes, n'excluant ni la sympathie ni l'accord sur le point fondamental, l'amour de Jésus. Dans ce voyage entrepris par le vieux disciple galiléen pour suivre la trace de Paul, nous admettons même volontiers que Pierre, suivant Paul de près, toucha à Gorinthe, où il avait avant sa venue un parti considérable % et qu'il y donna beaucoup de force aux

de Prisca sur l'Aventin, l'endroit dit ad nymphas B. Pétri, ubx baptizahat, sur la voie Nomenlane, leurs titres sont faibles ou nuls, bien que ce dernier endroit soit un très-vieux centre chrétien. V. Bosio, Roma soit., édit. de 1650, p. 400-402 ; de Rossi, Roma sott., I, p. 189 et suiv.; Bull., 4 867, p. 37 et suiv. , 48, 49 et suiv. ; Actes de sainte Pudenlienne et de sainte Praxède, Jci. 5S. Maii, IV, 1" partie, p. 299 et suiv. (pour Pio, lisez Paiilo); Actes de saint Marcel, Acta SS. Jan. ,11, p. 7. L'inscription publiée dans le numéro du 47 mars 1870 du journal de Naples, Il trionfo délia Chiesa catlolica, est une fraude grossière. Voir l'appendice C la fin du volume.

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