Rom., XIII, i et suiv.; I Pétri, ii
[Au OIJ L'ANTECHRIST. 39
pense qu'au mal, l'empoisonneur de fontaines, le mangeur d'enfants, l'allumeur d'incendies ^ Dès qu'un crime était commis, le plus léger indice suffisait pour arrêter un chrétien et le faire mettre à la torture. Souvent le nom seul de chrétien suffisait pour amener l'arrestation. Quand on les voyait s'éloigner des sacrifices païens, on les injuriait^. L'ère des persécutions était ouverte en réalité ; elle durera désormais avec de courts intervalles jusqu'à Constantin. Dans les trente années qui se sont écoulées depuis la première prédication chrétienne, les Juifs seuls ont persécuté l'œuvre de Jésus; les Romains ont défendu les chrétiens contre les Juifs; maintenant les Romains se font persécuteurs à leur tour. De la capitale, ces terreurs, ces haines se répandaient dans les provinces et provoquaient les plus criantes injustices ^ Il s'y mêlait d'atroces plaisanteries; les murs des lieux où se réunissaient les chrétiens étaient couverts de caricatures et d'inscriptions injurieuses ou obscènes contre les frères et les sœurs*. L'habitude de repré-
4. Tacite, Ann., XV, 44; Suétone, Néron, 16; Sénèque, cité par saint Augustin, De civ. Dei, VI, 11 ; I Pétri, ii, 12, 15; m, 16; cf. II Pétri, ii, 12.
%. I Pétri, IV, 4.
3. I Pétri, i, 6; ii, 19-20; m, 14; iv, 12 et suiv. ; v, 9, 10; Jac, II, 6; Tertullien, Ad nat.,l^ 7.