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Ihid., I

56 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 62)

tout par des onctions d'huile S était considéré comme de droit commun parmi les fidèles; même les non-croyants voyaient dans cette médicamentation un don particulier aux chrétiens \ Les anciens furent censés en jouir au plus haut degré, et devinrent ainsi des espèces de médecins spirituels. Jacques attache à ces pratiques de médecine surnaturelle la plus grande importance. Le germe de presque tous les sacrements catholiques était déjà posé. La confession des péchés, depuis longtemps pratiquée par lesjuifs% était regardée comme un excellent moyen de- pardon et de guérison, deux idées inséparables dans les croyances du temps*.

\ Cf. Grégoire de Tours, I, 41 . La médecine par l'huile et la prière a toujours été par excellence la médecine sémitique. On la retrouve chez les Arabes.

2. Voir les récits des guérisons opérées par des minim de Caphar-Nahum (chrétiens) , dans le Talmud. Le guérisseur en pareil cas s'appelle presque toujours Jacques (Jacob de Caphar- Schekania, Jacob de Caphar-Naboria, Jacob de Caphar-Hanania), et la guérison s'opère au nom de Jésus, fils de Pandéra. Midrascb Kohélelh, i, 8 ; vu, 26; Talm. de Babyl., Ahoda zara, %1 b ; Talmud de Jérusalem, Aboda zara, ii, fol. 40 d; Schabbath, xiy, sub fin. Ces traditions se rapportent au premier siècle. Cf. Vie de Jésus, 13« édit., p. 506, note 3.

3. II Sam., XII, 13 ; Lévit., v, 1 ; Ps. xxxii; Jos., ^wf.^ VIII, V, 6; Mischna, loma, m, 9; iv, 2; vi, 3.

4. Math., m, 6; Marc, i, 5; Act., xix, 18. Cf. Vie de Jésus, p. 260 et suiv.

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Quelqu'un parmi vous est-il dans la peine? qu'il prie. Quelqu'un est-il dans la joie? qu'il chante. Quelqu'un parmi vous est-il malade? qu'il appelle les anciens de l'Église, et que ceux-ci prient sur lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur, et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le rétablira, et, s'il a commis des péchés, ils lui seront remis. Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez l'un sur l'autre, afin que vous guérissiez. Car la prière d'un juste est bien forte, quand elle s'applique à un objet déterminé.

Les apocalypses apocryphes, où les passions religieuses du peuple s'exprimaient avec tant de force, étaient avidement accueillies dans ce petit groupe de juifs exaltés % ou plutôt naissaient à côté de lui, presque dans son sein, de telle sorte que le tissu de ces écrits singuliers et celui des écrits du Nouveau Testament sont souvent difficiles à démêler l'un de l'autre ^ On prenait réellement ces pamphlets, nés de la veille, pour des paroles d'Hénoch, de Baruch, de Moïse. Les croyances les plus étranges sur les enfers, sur les anges rebelles, sur les géants coupables qui amenèrent le déluge, se répandaient et avaient pour source principale les livres d'Hénoch*.

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