Voir Vie de Jésus, 13« édit., p. xlii-xliii, note
3. I Petri, m, 19-20, SS2; Jud., 6, 9; Apec, xx, 7; II Petri,
58 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 62]
Il y avait en toutes ces fables de vives allusions aux événements contemporains. Ce prévoyant Noé, ce pieux Hénoch, qui ne cessent de prédire le déluge à des étourdis qui, pendant ce temps-là, mangent, boivent, se marient, s'enrichissent % que sont-ils, si ce n'est (es voyants des derniers jours, avertissant en vain une génération frivole, qui ne veut pas admettre que le monde est près de finir ? Une brancheentière, une sorte de période de vie souterraine s'ajoutait à la légende de Jésus. On se demandait ce qu'il fit durant les trois jours qu'il passa dans le tombeau*. On voulut que pendant ce temps il fût descendu, en livrant un combat à la Mort , dans les prisons infernales où étaient renfermés les esprits rebelles ou incrédules ^; que là il eût prêché les ombres et les démons, et préparé leur délivrance*. Cette conception était nécessaire pour
II, 4, 41. Voir Hénoch, ch. 6 et suiv., en comparant Gen., v, 22; VI, i et suiv.; Etienne de Byz., au mot îxoviov. \ . Cf. Luc, XVII, 26 et suiv.
2. Pour Tacheminement de l'imagination vers ce dogme, voir ^c^., II, 24, 27, 31.