‹ L'AntechristChapitre 69 sur 397 · On en sent des traces dans le morceau d'Hégésippe · texte numérisé non relu

On en sent des traces dans le morceau d'Hégésippe

î. Josèphe et Eusèbe, endroits cités. V. Saint Paul, p. 80,

mort un signe des temps, une preuve que les catastrophes finales approchaient*.

L'exaltation, en effet, prenait à Jérusalem des proportions étranges. L'anarchie était à son comble; les zélotes, quoique décimés par les supplices, étaient maîtres de tout. Albinus ne ressemblait nullement à Festus; il ne songeait qu'à faire argent de sa connivence avec les brigands*. De toutes parts, on voyait les pronostics de quelque chose d'inouï. Ce fut sur la fin de l'an 62 qu'un nommé Jésus, fils de Hanan, sorte de Jérémie ressuscité, commença à courir jour et nuit les rues de Jérusalem en criant : « Voix de l'Orient ! Voix de l'Occident ! Voix des quatre vents! Voix contre Jérusalem et le temple ! Voix contre les mariés et les mariées! Voix contre tout le peuple! » On le fouetta : il répéta le même cri. On le battit de verges jusqu'à ce qu'on lui découvrît les os ; à chaque coup, il répétait d'une voix lamentable : « Malheur! malheur sur Jérusalem! » On ne le vit jamais parler à personne. Il allait répétant toujours : « Malheur! malheur sur Jérusalem ! » sans injurier ceux qui le

note 4, pour ce qui concerne l'addition faite par Origène au passage de Josèphe.

i . Il est permis de voir des allusions à la mort de Jacques dans Walth., XXIV, 9; Marc, xiii, 9 et suiv.; xxi, 12 et suiv.

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