‹ L'AntechristChapitre 68 sur 397 · Jos., A7it., XX, VIII, 4 0; B. J., II, xiv · texte numérisé non relu

Jos., A7it., XX, VIII, 4 0; B. J., II, xiv

2. ios,,Ant. , XX, IX, 1. Josèphe, dans la Guerre des Juifs, parle de Hanan le Jeune avec beaucoup d'éloges {B. J., IV, v, 2); mais on sent, dans la Guerre, la tendance à relever tous ceux que les révolutionnaires de Jérusalem ont assassinés. Les Antiquités méritent ici plus de créance.

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antique, invectivant contre les riches et les puissants ^ Hanan résolut sa mort. Profitant de l'absence d'Agrippa et de ce que Albinus n'était pas encore arrivé en Judée, il rassembla le sanhédrin judiciaire, et fit comparaître devant lui Jacques et quelques autres saints. On les accusait de violation de la Loi ; ils furent condamnés à la lapidation. L'autorisation d'Agrippa était nécessaire pour rassembler le sanhédrin % et celle d' Albinus eût du être légalement requise pour procéder au supplice ; mais le violent Hanan passait par-dessus toutes les règles. Jacques fut en effet lapidé, près du temple. Gomme on avait peine à l'achever, un foulon lui cassa la tête avec le bâton qui lui servait pour apprêter les étoffes. Il avait, dit-on, quatre-vingt-seize ans ^

La mort de ce saint personnage fit le plus mauvais effet dans la ville. Les dévots pharisiens, les

\, Jac, V, 1 et suiv. Il n'est pas impossible que ce morceau ait été publié dans Jérusalem comme une sorte de prophétie. Le verset 4 semble contenir une allusion au fait raconté par Josèphe, Ant., XX, VIII, 8 ; IX, 2.

2. Dans le membre de phrase x^^p'"» ^^5 wfeîvou 'Yvwp.yiç, è>c6Îvou paraît se rapporter au roi ; cette explication est plus conforme à ce qu'on sait de la constitution d'alors.

3. Jos., Ant., XX, IX, i ; Hégésippe, dans Eus., H. E., 1[, 23, et IV, 22; Clément d'Alex., dans Eus., H. E., II, 1; Épiph., haer. lxxviii, 14. Le récit d'Hégésippe est légendaire dans les détails.

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stricts observateurs de la Loi furent très-mécontents. Jacques était universellement ' estimé ; on le tenait pour un des hommes dont les prières avaient le plus d'efficacité. On prétend qu'un réchabite (probablement un essénien) ou, selon d'autres, Siméon, fils de Clopas, neveu de Jacques, s'écria pendant qu'on le lapidait : « Cessez; que faites-vous? Quoi! vous tuez le juste, qui prie pour vous ? » On lui appliqua le passage d'Isaïe, m, 10, tel qu'on l'entendait alors : V Supprimons, disent-ils, le juste, parce qu'il nous est incommode; voilà pourquoi le fruit de leur& œuvres est dévoré. » On fit sur sa mort des élégies hébraïques, pleines d'allusions à des passages bibliques et à son nom d'Obliam^ Presque tout le monde enfin se trouva d'accord pour inviter le roi Hérode Agrippa II à mettre des bornes à l'audace du grand prêtre. Albinus fut informé de l'attentat de Hanan,, quand il était déjà parti d'Alexandrie pour la Judée. Il écrivit à Hanan une lettre menaçante, puis il le destitua. Hanan n'occupa ainsi le pontificat que trois mois. Les malheurs qui fondirent bientôt sur la nation furent regardés par beaucoup de personnes comme la conséquence du meurtre de Jacques^. Quant aux chrétiens, ils virent dans cette

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