‹ L'AntechristChapitre 8 sur 397 · Voir ci-dessous, p · texte numérisé non relu

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2. Clément Romain (/ ad Cor., c. 40 et 11; cf. Jac, ii, 21, 23, 25), l'auteur du Pasteur (mand., xii, § 5; cf. Jac, iv, 7), Irénée {Adv. hœr., IV, xvi, 2; cf. Jac, ii, 23) paraissent l'avoir lue. Origène [In, Joh., tom. XIX, 6), Eusèbe (//. E , II, 23), saint Jérôme [De viris ilL, 2) expriment des doutes.

INTRODUCTION, xut

sente TÉpître de Jacques (v, 1 et suiv.), ne se conçoivent pas après la révolte de Tan 66, qui mit fin au règne des sadducéens.

De ce qu'il y eut des épîtres pseudo-apostoliques, comme les épîtres à Timothée, à Tite, la //* Pétri, répître de Barnabe, ouvrages où Ton eut pour règle d'imiter ou de délayer des écrits plus anciens, il suit donc qu'il y eut des écrits vraiment apostoliques, entourés de respect, et dont on désirait augmenter le nombre*. De même que chaque poëte arabe de l'époque classique eut sa kasida, expression complète de sa personnalité; de même chaque apôtre eut son épître, plus ou moins authentique, où l'on crut garder la fine fleur de sa pensée.

Nous avons déjà parlé de l'Épître aux Hébreux ^^ Nous avons prouvé que cet ouvrage n'est pas de saint Paul, comme on l'a cru dans certaines branches de la tradition chrétienne ; nous avons montré que la date de sa composition se laisse fixer avec assez de vraisemblance vers l'an 66. Il nous reste à examiner si l'on peut savoir qui en fut le véritable auteur, d'où elle a été écrite , et qui sont ces « Hébreux » auxquels, selon le titre, elle fut adressée.

1. Voir //« Pelri, m, 15-16, où les épîtres de Paul sont expresse ment mises parmi les Écritures sacrées,

2, Samt Jaul, p. li-lxi.

,.iv L'ANTECHRIST.

Les traits de circonstance que présente l'épître sont les suivants. L'auteur parle à l'Eglise destina-, taire en maître bien connu d'elle. Il prend à son égard presque un ton de reproche. Cette Église a reçu depuis longtemps la foi; mais elle est déchue sous le rapport doctrinal, si bien qu'elle a besoin d'instruction élémentaire et n'est pas capable de comprendre une bien haute théologie*. Cette Église, du reste, a montré et montre encore beaucoup de courage et de dévouement, surtout en servant les saints^. Elle a souffert de cruelles persécutions, vers le temps où elle reçut la pleine lumière de la foi ; à cette époque, elle a été comme en spectacle ^ Il y a de cela peu de temps ; car ceux qui composent actuellement l'Église ont eu part aux mérites de cette persécution, en sympathisant avec les confesseurs, en visitant les prisonniers, et surtout en supportant courageusement la perte de leurs biens. Dans l'épreuve, cependant, il s'était trouvé quelques renégats, et on agitait la question de savoir si ceux qui par faiblesse avaient apostasie pouvaient rentrer dans l'Église. Au moment où l'apôtre écrit, il semble qu'il y a encore de&

i. Hebr., v, 11-14; vi, 11-12; x, 24-25; xiii entier.

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