Voir Saint Paul, p
4. Garrucci, Tre sepolcrî (Naples, i852), et Les mystères du syncrétisme phrygien, dans les Mél. d'arch, des PP. Cahier et Martin, vol. IV (1856), p. i et suiv.
88 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An ()2J
taient ici comme un legs de la plus respectable antiquité. Ces chrétiens avaient été de dévots païens, avant d'adopter les idées venues de Syrie ; peut-être en les adoptant n'avaient-ils pas cru rompre formellement avec leur passé. Et d'ailleurs, quel est l'homme vraiment religieux qui répudie complètement l'enseignement traditionnel à l'ombre duquel il sentit d'abord l'idéal, qui ne cherche pas des conciliations, souvent impossibles, entre sa vieille foi et celle à laquelle il est arrivé par le progrès de sa pensée? Au if siècle, ce besoin de syncrétisme prendra une importance extrême et amènera le plein développement des sectes gnostiques. Nous verrons, à la fin du I" siècle, des tendances analogues remplir l'Église d'Ephèse de troubles et d'agitation. Gérinthe et l'auteur du quatrième Évangile partaient au fond d'un principe identique, de l'idée que la conscience de Jésus fut un être céleste distinct de soiî apparence terrestre *. Dès l'an 60, Colosses était déjà, atteint du même mal. Une théosophie mêlée de croyances indigènes % de judaïsme ébionite % de philosophie S et de données empruntées à la prédication