‹ L'anthropologie criminelle et ses récents progrès (volume 2)Chapitre 18 sur 28 · ESPAGNE · texte numérisé non relu

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(1) 1884. Proporliaiis pour 100,000 habilanis. — (2) 1873-18S3. Proportions pour 100. ÛOO nab. — (3) GuBimv, viugl-ti ois ans. Rapports du nombre moyen îles accusés avec la population moyenne de la même période; ces rapports étant ensuile euxmêmes (iroportionnéa avec leur moyenne sur l'unité de 1,000. — (4) CfEnav, seize an?. lîapports du nombre moyen, e"tc. {ut supra). — (3) Madrid. — (6) Barcelone, S;ir:igosse. — (7) Naples. Rome. — (8) Paris. — (9) Londres.

nance notable de la criminalité-personne que se distingue la saison fraîche.

La courbe de la criminalité est surtout en rapport avec celle des minima thermiques, le parallélisme des deux, courbes est môme remarquable à ce point, qu'on retrouve dans l'une et dans l'autre, les mêmes oscillations de mars à mai, et

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de juin à aoûL, répondant à des périodes de thermalité régulière, en raison de la variation des brises et des pluies.

Ici, l'on ne peut mettre en avant des influences sociologiques dérivées de l'action climatériquc, servant en quelque sorte de régulatrices à la criminalité. Dans les pays intertropicaux, la somme des besoins se maintient égale, c'est-à-dire relativement assez faible, d'un bout à l'autre del'année.

Dans un milieu in ter tropical, à température élevée et uniforme, comme la Guadeloupe, la chaleur énerve plus qu'elle ne stimule, affadit plus qu'elle n'excite, et c'est précisément quand elle devient, sinon plus tempérée dans sa moyenne, au moins plus heurtée, grâce à des écarts saisonniers entre ses extrêmes, que l'organisme semble renaître à une vie active ; les énergies cérébrales, en torpeur de juin à novembre, se raniment de décembre à mai, et c'est avec les fraîcheurs du premier semestre que les impulsivités se traduisent avec le plus d'éclat par le crime, chez les natures prédisposées.

M. Corre, dans un autre remarquable ouvrage (les Criminels, 1888) a été frappé en comparant les types de mon atlas aux fous et aux dégénérés représentés par Morel et Moreau, des nombreuses analogies que les deux collections présentaient.

LES Él'ILEl'TinuTS ET LES CRIMINELS 1U<

Dans cet ordre d'idées, il allachc une grande imporLance à la proportion énorme d'asymétries crâniennes ou cérébrales que tous les observateurs ont constatées chez les criminels, comme chez les aliénés.

Elle s'élùve d'après ses recherches et celles du D"" Roussel, portant sur 200 sujets, à 60 p. 100 chez les meurtriers, à 63 p. 100 chez les escrocs et les banqueroutiers frauduleux, à 70 p. 100 chez les auteurs d'attentats aux mœurs.

M. Corre signale aussi rinfluence homicide des excitations de la presse sur les cervaux prédisposés. Pour un cas oii cette influence est indéniable et manifeste, comme dans l'affaire Aubertin, il y en a mille où elle a passé inaperçue sans être moins réelle. 11 explique aussi par l'entraînement imitatif, le progrès des récidives et leur précocité croissante. « C'est à l'âge, dit-il, oii l'expérience manque « encore et oîi le cerveau prend et conserve le « mieux les empreintes qu'il reçoit, que la ten- « dance à l'imitation existe à son plus haut degré, « et joue le plus grand rôle en criminalité. » Le rôle de l'imitation a été étudié avec une grande précision par M. Tarde, dans ses derniers travaux criminologiques ' .

(1) Voir la Criminalild comparée, '1887. — Revue johilosophique, 1889.

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