‹ L'anthropologie criminelle et ses récents progrès (volume 2)Chapitre 22 sur 28 · I.OAIBROSO. 'J · texte numérisé non relu

I.OAIBROSO. 'J

146 LES PROGRÈS DE l'antiiropologii': criminelle

lulions. La slalisLiquc donne pour la Commune ■27 p. 100 de femmes — tandis que dans la révo-

lution italienne, elles ne dépassaient pas 1,2 p. 100; il en est de même pour le génie qui est un cas

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tout à fait cxceplionnel chez la femme — môme clans les arts. Elles prirent cependant une très grande part à la révolution du Christ — comme actuellement à celle des nihilistes— mais c'est que, dans Tune comme dans l'autre, elles amélioraient leur sort et arrivaient à une plus proche égaUtéde droits. Il faut dire aussi que la femme slave est est plus sérieusement instruite que dans le reste de l'Europe — et que le nombre plus grand des célibataires les contraint à chercher de nouvelles sources d'activité.

Le fohe et la criminalité se développent dans les départements en raison directe du nombre des suffrages révolutionnaires.

La présence d'un fou de génie, Cola de Bienzi, ou d'un grand génie, Marcel, et même d'un homme sans génie mais fourbe et criminel, comme Boulanger, Catilina, Donato Corsi, Sacchetti, etc., suffit pour déterminer de grands troubles politiques. Mais môme avec un génie — le Christ par exemple — une vraie révolution ne peut se produire et durer sans une nécessité organique des peuples ' .

(I) Le développement de ces Ihéories sera donné dans le Crime poliUque, de Lonibroso.

lis Llis PROGRÈS m; l'anthropologie criminelle

Nous devons enfin signaler un ouvrage de M. Baleslrini qui applique nos idées à une nouvelle théorie pénale sur l'avorlement {Dell'aborti et de W infanticide^ 1888).

Il nous prouve que la pénalité doit dans ce cas être bien amoindrie, car le fœtus, surtout dans les premiers mois, représente pour la société moderne qui n'est plus théologique, bien plus un animal qu'un être humain; et c'est bien plus, quon me permette le mot, un bruticide qu'un homicide.

ïarde^ Sarraud, Drill ont essayé les premiers les applications juridiques de la science nouvelle, ainsi que MM. Ferri et Garofalo qu'on peut bien dire français aussi par leurs ouvrages. Je dois signaler surtout la Riparazione del danno de M. Garofalo, car elle peut dissiper les craintes dont M. Maxime Ducamp s'est fait l'écho sur les dangers de notre école : il y étudie les moyens poui- obtenir les dédommagements du crime.

11 propose, que, dans les dégâts contre la propriété, lorsque l'offenseur est solvable, les dédommagements offerts par le coupable avant ou après la condamnation amènent la réduction de

CRIMES POUTIOUliS. — INFANTIClllKS, ETC. 149

la moilic de la peine: la réduclion serait d'un quart dans les délits contre les personnes. Lorsque le dédommagement serait obtenu par l'offensé, par exécution forcée, le condamné n'en récolterait aucun bénéfice.

Si l'endommagé refusait d'accepter la réparation des dommages-intérêts, ou s'il y renonçait, la somme offerte serait dévolue à une caisse de& amendes ; il en serait de même si l'endommagé était lui-même responsable pour délit commis; la caisse pourvoirait dans les cas d'insolvabilité de l'offenseur.

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