‹ L'anthropologie criminelleChapitre 103 sur 119 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

entre l'aliéné criminel et le criminel vrai, et toujours, il a jugé autrement les actes commis par Tun ou par l'autre.

Le crime exécuté par le malfaiteur d'habitude est le fruit de sa volonté libre : il en porte la responsabilité. Au contraire, l'acte coupable exécuté par l'aliéné résulte d'un entraînement fatal, irrésistible, et ne lui est pas imputable.

Les méfaits du criminel vrai doivent être punis, parce que, comme le dit Tarde, ils sont susceptibles d'être répétés par imitation, tandis que l'exemple des crimes des fous restés impunis ne suffit pas à rendre fou.

Résumons les considérations qui viennent d'être exposées.

Parmi les criminels de profession, c'est-à-dire parmi les êtres pervers pour lesquels le crime est une habitude, qui ignorent tout scrupule de conscience et tout repentir, il faut distinguer deux catégories.

La première comprend ce que l'on peut appeler les criminels-nés ou plus exactement les aliénés criminels: c'est la maladie, folie morale, épilepsie, alcoolisme, dégénérescence psychique, etc., qui altère leur sens moral, qui leur inculque des penchants vicieux, qui les entraîne à des actes nuisibles. Ils sont incorrigibles et irresponsables dans la mesure de leur état morbide. Le crime n'est qu'une manifestation de cet état morbide, et pour être autorisé à admettre ce dernier, il est nécessaire de constater les autres symptômes de la maladie fondamentale, comme les stigmates psychiques, les stigmates physiques, la tare héréditaire en cas de dégénérescence.

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