MÉTHODE
DES SIGNALEMENTS ANTHROPOMÉTRIQUES
DE BERTILLON (i)
Le récidiviste, qu'une nouvelle infraction amène devant la justice, a tout intérêt à dissimuler son identité et à se cacher sous un nom d'emprunt qui autant que possible, sera celui d'une personne exempte de tout antécédent judiciaire.
En effet, il échappe de la sorte à la majoration de la peine qui frappe la récidive.
De plus, il peut arriver que le prévenu soit recherché pour d'autres délits, pour des condamnations par contumace, des infractions au service militaire.
On cite, dit Alph. Bertillon, des exemples authentiques d'individus recherchés par la police pour un assassinat qui, de propos délibéré, ont commis de menus
(i) Voir Alph. Bertillon, De V identification par les signale ^ ments anthropométriques. Archives de V anthropologie criminelle, t. I, p. iqS et Sur le fonctionnement du service des signalements anthropométriques. Jbid., t. III, p. i38. Voir aussi I^' anthropométrie judiciaire à Paris en 1889. Jbid,, t. V, p. 473.