‹ L'anthropologie criminelleChapitre 31 sur 119 · POIDS DU CERVEAU · texte numérisé non relu

POIDS DU CERVEAU

Abstraction faite de la difficulté de donner une définition précise du criminel, l'examen de cerveaux provenant d'individus n'ayant jamais subi de condamnations montre que les anomalies de la configuration de la surface cérébrale attribuées en propre aux criminels se rencontrent également en dehors d'eux.

Poids du cerveau. — Jusqu'ici les recherches sur le poids du cerveau et sur les rapports de ce poids avec le degré de Tintelligence n'ont point encore abouti à des conclusions indiscutables.

D'une part, des cerveaux d'hommes distingués ont présenté des poids inférieurs à la moyenne (i) : celle-ci est de 1,390 grammes. Or, le cerveau du philologue Hermann ne pesait que i,358 grammes; celui du médecin Hugues Bennett i,332 grammes; celui de l'anatomiste Tiedemann 1,254 grammes; celui du minéralogiste Haussman 1,226 grammes; celui de Gambetta, 1,294 grammes.

D'autre part, on rencontre souvent, chez les aliénés, des cerveaux dont le poids dépasse la normale : un cerveau d'aliéné, présenté à la Société d'anthropologie, pesait 1,700 grammes (2).

En présence de pareils résultats, on ne s'étonnera pas que la pesée du cerveau n'ait fourni aucune donnée positive à l'anthropologie criminelle.

Le désaccord qui se manifeste entre les chiffres fournis par les différents auteurs s'explique d'autant plus facilement que, suivant la remarque de Fallot (3), le groupe des criminels est peu homogène.

Si, ce qui n'est pas invraisemblable, il y a quelque

(£)Charlton Bastian, Le cerpcau, organe de la pensée che\ L'homme et che^ les animaux, Paris, 1882, t. 11, p. 3i.

(2) Corre, op» cit., p. 4.

{3} Le cerveau des criminels. Archives de P anthropologie crimi* nelle, 1889, iv, p. 289 et Revue d'anthropologie, 1886, p. 354.

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