LÉSIONS CÉRéBRALES ET MÉNINGÉES
masses granuleuses de pigment, résidus d'anciens épanchements sanguins. Les vaisseaux capillaires étaient en voie de dégénérescence granuleuse sur plusieurs points, particulièrement dans la substance grise. Le corps des cellules nerveuses était tellement pigmenté qu'il cachait souvent le noyau ; et il y avait des traces d'hyperplasie cellulaire tout le long des faisceaux de la substance blanche, comme dans un nerf optique atteint de névrite descendante. Tout cela se notait, surtout, dans le corps strié et dans les circonvolutions frontale, pariétale ascendante et pariétale supérieure (i).
Golgi trouva chez Gasparone une abondance de granulations pigmentaires dans les cellules nerveuses et jusque dans les connectives. Toute la substance corticale était parsemée d'une certaine quantité de granulations amyloîdes.
Dans le cerveau de ce Freud dont nous avons parlé plus haut, Villigk découvrit une grande quantité de pigment dans la tunique des capillaires, et surtout dans celle des vaisseaux artériels des seconde, troisième et quatrième couches delà substance grise.
Le pigment était moins abondant dans la couche superficielle, dans la substance blanche et dans les ganglions centraux; il était très abondant dans les lobes frontaux ; il manquait dans le cervelet, dans le bulbe rachidien et dans les cellules cérébrales. Au contraire, les grandes cellules de Betz en étaient surchargées, tout près du noyau. Quelques groupes de ces cellules pigmentées se trouvaient aussi dans la circonvolution centrale antérieure. On observa,
(i) Repue scientifique, i883. — Voyez Lutaud, État mental de Guiteau! Ann, d^hyg,, 1882, t. VUI, p. 52.
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