MAINS
Mains. — La main, cet organe d'une si haute importance dans Texistencede Thomme, et dont Galien a dit que la nature la lui avait donne'e jpro omnibus sitnul defensoriîs armis^ instrumentum ad omnes quidem artes necessarium^ paci vero non minus quam bello idoneum^ devait naturellement fixer rattcntion de ceux qui cherchent dans les signes extLTieurs du corps le reflet du caractère, des dispositions de Fâme.
Les mains des criminels se distingueraient paruae conformation spéciale. Claude, chef de la Sûrctc à Paris, et Vidocq attribuent aux assassins des mains larges et longues.
D'après Marro (i), les mains longues prédominent chez les voleurs, et les mains courtes zh^z les assassins.
Claude (2) a décrit les mains de Troppnian :
Comme tous les meurtriers que j'ai connus, dit-il^ comme pour Lacenaire, comme pour La Pommerais, c'était par les mains que le caractère de ce monstre se révélait tout entier. Quoique tout jeune, il avait la main sèche et rugueuse de Dumollard : c'était une main forte» décharnée, large, dont le pouce montait jusqu'à la phalange supérieure des autres doigts. L'écarit^ment considérable qui existait entre le pouce et le doigt indicateur, donnait à sa main scélérate quelque chose d'atrocement difforme ; elle ressemblait à la serre d'un vautour, elle faisait aussi songer à la pieuvre.
L'abbé Moreau (3), le successeur de Téminent aumônier Crozes à la Roquette, a été également frappé par la main de Campi :
(x) / Caratteri dei dclinquentl, p. 80.
(2) Cité par Corre, p. io5.
(3) Souvenirs de la petite et de la grande Roquette^ t. U, p. 373.