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Criminels...
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[i) V Anthropologie, Paris, 1884, p, 38.
(2) / Caratteridei delinquenti, p. 82.
En somme, ce tableau donne des moyennes sensiblement égales chez les normaux et chez les criminels.
La longueur démesurée des membres supérieurs a cependant été maintes fois signalée chez les malfaiteurs.
Elle était manifeste chez Troppmann et elle a été notée aussi chez le communard Werig et chez Thiebert.
Ouvrier terrassier, dit M. du Camp (i)en parlant du premier, petit homme, brun, sec, anguleux, nerveux, bondissant à tout propos, ayant des bras d'une longueur démesurée, ce qui lui donnait la démarche d'un quadrumane, âgé de 3 5 ans environ, propre à toutes les besognes où il ne faut que la cruauté et Tamour du mal.
Thiebert était un bandit de grand chemin de récole de Cartouche et de Mandrin. Le tigre chez lui est doublé d'un singe, dit M. Du Camp, qui a eu Poccasion de le voir et qui en a tracé le portrait suivant :
Il est très grand et sa force a dû être colossale ; sa puissante mâchoire inférieure, sa large bouche presque sans lèvres, ses yeux très mobiles et son front fuyant lui donnent l'apparence d'un énorme chimpanzé, apparence que ne dément pas la longueur démesurée de ses bras.
La longueur des deux bras n'est pas toujours identique : Rossi (2) a mesuré 100 criminels presque tous voleurs et il a noté :
Bras droit plus long que le gauche. . . 43 fois. — gauche — droit 54 —
(i) Les convulsions de Paris, t. I, p, 341.
(2) Archiifi di Psichiatria, vol. X. 1889, p. 191.