ODORAT
douze solutions aqueuses d'essence de girofle qui variaient de i pour So.ooo à i pour 100.
Il a fait ses observations en plusieurs séries, une seule par jour, dans des conditions de ventilation à peu près identiques et en renouvelant les solutions pour chaque observation afin d'éviter les erreurs d'évaporation.
Il cherchait d'abord le degré le plus faible auquel commençait la perception de Todorat.
D'autres fois, il procédait d'une manière différente: il déplaçait les différentes bouteilles et invitait ensuite le sujet à les replacer dans l'ordre de leur intensité d'odeur.
11 a distingué les erreurs de disposition qui s'étaient produites, en erreurs graves et légères, selon que dans Tordre des solutions, il y avait la distance de plusieurs ou d'un seul degré. Il a examiné 80 criminels (5o hommes, 3o femmes) et 5o personnes normales (3o hommes, choisis la plupart parmi les gardes de prisons et 20 femmes honnêtes).
Voici ses résultats :
Tandis que dans les hommes normaux, l'odorat moyen variait entre le troisième et le quatrième degré de Tosmomètre, chez les criminels il variait du cinquième au sixième degré; 44 individus en manquaient tout à fait.
Tandis que les hommes honnêtes faisaient en moyenne trois fautes de disposition, les criminels en firent cinq, dont trois graves.
Les femmes normales touchèrent au quatrième degré de Tosmomètre, les femmes criminelles au sixième degré ; chez deux, Todorat manquait totalement.
Tandis que les premières firent en moyenne, environ quatre fautes, les criminelles en firent cinq.
Des huit cas d'anosmie constatés chez les criminels, deux étaient en relation avec des altérations nasales;