‹ L'anthropologie criminelleChapitre 49 sur 119 · MARCHE I I · texte numérisé non relu

MARCHE I I

gauche et à droite, tandis que, chez ces derniers, il y a prévalence notable du côte' droit.

Ce n'est qu'en comparant les criminels à des individus d'une culture intellectuelle plus élevée que l'on constate, chez les criminels, une infériorité marquée des chiffres, du moins à droite.

Gaucherie ou mancinlsme. — Communes chez le sauvage, la gaucherie et l'ambidextrie le sont également parmi les malfaiteurs. Lombroso a constaté :

Hommes criminels 14.3 •/• «ie gauchers.

Femmes criminelles 22.7 —

Fous 4.i3 à 4.27 —

Ouvriers honnêtes 5.8 —

Femmes normales 4-3 —

Les chiffres obtenus par Marro (i) ne sont guère différents de ceux de Lombroso :

Sur 485 criminels, il a trouvé :

Droitiers 87. 2 •/•

Gauchers 7.6 j ,

Ambidextres 5.i \ '' '*

Sur 271 individus normaux, il a trouvé 17 gauchers ou ambidextres, soit 6,2 pour 100.

Marche. — La gaucherie qui existe aux membres supérieurs, aussi bien au point de vue anatomique qu'au point de vue physiologique, se retrouve également aux membres inférieurs.

Nous avons vu que le pied droit l'emporte souvent en longueur sur le pied gauche, et d'autre part, Lombroso (2) a montré que dans la marche, le pas gauche des criminels est généralement le plus long. C'est l'inverse chez les normaux.

(i) I Caratteri dei delinquenti, Turin, 1887, p. 177.

(2) Lombroso a fait cette étude en collaboration avec Peracchia, suivant la méthode des empreintes de Gilles de la Tourette. Archiuio di psichiatria, 1888.

Fkamcotti» — Anthropologie criminelle. 8

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