‹ L'anthropologie criminelleChapitre 76 sur 119 · ARTICLE II. — SENTIMENTS · texte numérisé non relu

ARTICLE II. — SENTIMENTS

Insensibilité morale, cruauté, férocité. —Au moral comme au physique, le criminel-né est d'une surprenante insensibilité : non seulement, les sentiments de pitié, de commisération lui sont étrangers, mais parfois il prend plaisir aux souffrances d'autrui et fait preuve d*une cruauté, d'une férocité abominables. Corre cite l'exemple d'un forçat du bagne de Rochefort, bourreau volontaire qui remplissait ses fonctions avec une sorte d'appétit carnassier et qui s'exaltait tellement quand le sang venait à jaillir qu'il fallait mettre près de lui plusieurs agents, afin qu'il ne prolongeât pas la bastonnade au delà des limites fixées par le jugement.

Robolio fit parer comme pour une noce le cadavre de sa femme, et le plaça entre lui et les deux fossoyeurs; tous les trois, dans cette position, eurent l'affreux courage de prendre leur repas.

(i) Annuaire statistique de la pille de Paris pour i885.

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