Syriens de Gebel-Cheikh (légèrement déformés
iNous le faisons suivre d'autres indices céphaliques empruntés à l'ouvrage de M. Barnard Davis.
146 Anciens Bretons ■ 77
36 Anglo-Saxons 76
39 Anglais 77
7 Anciens Ecossais 79
31 Irlandais 75
7 Italiens , 73
5 Espagnols 78
22 Guanches 73
12 Suédois 73
8 Prussiens 80
8 Finnois 82
9 Lapons 80
23 Esquimaux divers 75.5
54 Hindous 75
116 Kanakes 80
27 Iles Marquises 78
7 Néo-Zélandais 75
13 Tasmanicns 73
23 Australiens 72
Suivent encore quelques autres indices de séries rares :
12 Voddahs de Coylan (divers) 71.75
5 Tehuelche:5 et Patagons (Topinard).. . 72.22
4 Aïnos (Busk) 75.85
5 Andamans (de Quatrefages) 82.67
100 Allemands inérid. (Ecker) 83.00
27 Slaves (Koporniski) 78.90
L'indice vertical ou indice de hauteur a moins d'importance. Il donne la forme du crâne suivant une coupe transversale
Fig. 29. — APQ, plan alvéolo-eondylien ; VK, diamètre vertical vrai rapporté à ce plan; KG, plan du trou occipital ; KV, diamètre vertical de M. B. Davis, rapporté à ce plan ; KB, diamètre vertical de M. Broca ou basilo-bregmatique; KN, ligne naso-basilaire ; K.\, ligne alvéolo-basilaire ; AN, ligne nasoalvéolaire ; KNA, triangle facial de Vogt; KE, ligne basilo-sous-nasale ; NE, ligne naso-sous-nasale ; KNE, triangle facial de Welcker. Pour les autres indications, voir la figure 5.
qui partagerait l'ovoïde crânien en deux moitiés presque égales, comme Vindice cèphalique ou encore indice de largeur donnait
la forme du crâne telle que la montre la norma verticalis de Blumenbach. C'est le rapport du diamètre vertical au même diamètre antéro-postérieur maximum précédent. Sa formule
, DVX 100 ^^^ DAT •
Mais ici surgissent des difficultés; en France il n'y a qu'une façon de prendre le diamètre vertical, à l'étranger il y en a plusieurs. Qu'il faille faire commencer son extrémité inférieure au trou occipital et même au basion, ce n'est pas discutable. Mais où faire aboutir son extrémité supérieure ? Ce qu'on cherche en principe c'est le point culminant du vertex, comment le déterminer? Les uns le placent au juger, les autres le rapportent à l'un des plans naturels de la base du crâne. Or, rapporté, à l'exemple de M. B. Davis, au plan du trou occipital, il tombe le plus ordinairement à 3 ou 4 centimètres en aiTière du bregraa, tandis que, rapporté au plan réel de la base, le plan alvéolo-condylien, il répond sensiblement au bregma. Ce que démontre le rapprochement ci-après, qui donne la situation du vertex soit en avant (+) soit en arrière ( — ) du bregma dans l'un et l'autre cas : Y', lorsqu'il est déterminé par le plan du trou occipital KC, comme sur la figure 29 ; V, lorsqu'il l'est par le plan alvéolo-condyhen APQ (1).
mm. mm.
12 Caverne de l'Homme-Mort. . — 41 0
21 Auvergnats — 41 — 1
21 Bas-Bretons —40 — 1
16 Mongols et Chinois i. — 33 -f- 3
21 Nubiens — 20 — 9
31 Nègres d'Afrique — 32 — 10
A quoi tient cette différence ? Dans le premier cas V, à la déviation angulaire du plan du trou occipital dont le bord an- Ci) Voir Examen des mesures craniométriques du Thésaurus craniorum, par Paul Topinard, m Revue d'anthropologie, X. I, p. 102.
térieur se relève dans les races blanches et s'abaisse dans les races inférieures. Dansle second cas, V, à ce que le vertcx se trouve placé au contraire tel qu'il se présente sur le vivant lorsque le sujet regarde droit devant lui. 11 n'y a donc pas à hésiter^ c'est la seconde position qui est la bonne et la seule indépendante de l'inclinaison du trou occipital. Mais ce vcrtex répond sensiblement au brcgma. Pourquoi donc ne pas simplifier de suite le manuel opératoire en prenant directement le diamètre basilobregmatique comme diamètre vertical? C'est ce qu'a fait M. Broca.
Sur 384 Parisiens l'indice vertical était de 68.8. Suivent quelques exemples empruntés encore à M. Broca, dans lesquels il est tenu compte du sexe.
Hommes. Femmes.
63 Bas-Bretons 71.6 70.8
28 Corses 71.3 72. G
123 Parisiens (dix-neuvième siècle).. 72.2 71.7
13 Esquimaux , 72.8 73.4
88 Auvergnats 73. G 73.8
85 Nègres d'Afrique 73.4 73.5
54 Néo-Calédoniens , 73 7 74 G
27 Chinois 77.2 7G.8
18 Caverne de l'Homme-Mort C8 9 73.0
Cette liste est peu favorable à la manière de voir de M. Virchow qui met l'indice vertical en première ligne parmi ses mesures craniométriques. Ses propres chiffres ne sont du reste pas plus éloquents. Voici ceux qu'il a publiés il y a quelques années (1). La première colonne donne l'indice vertical ordinaire, et la seconde le rapport de la même hauteur non plus à la longueur, mais à la largeur.
(I) Les Crânes anciens d'origine seplenlrionaîe à Copenhague, i^^ar Rod. Virchow, ia Arch. fur Anthrop., t. IV, 1871.
Hauteur Hauteur
à longueur. à largeur.
6 Lapons 78 0 89.2
5 Groënlandais.... 74.0 103.0
3 Finnois 73 2 91.1
Ce tableau montre de suite le côté défectueux. Les Esquimaux ont Tun des crânes les plus élevés, sinon le plus élevé, qui existent. Les Lapons, du moins ceux du Muséum ont, au contraire, l'un des plus bas. Or le premier indice dit Tinverse. C'est que dans tout indice il y a deux facteurs. Dans le céphalique ordinaire Tun en grandissant, Tautre en diminuant, ou l'inverse, contribuent au même but. Dans celui-ci il n'y a aucune réciprocité du même genre. L'indice vertical de la première colonne est faible chez l'Esquimau, parce que la longueur de son crâne à laquelle se rapporte la hauteur est énorme ; il est plus grand chez le Lapon, parce que cette longueur y est diminuée au minimum. Le second indice semble parler plus juste et cependant la même objection lui est applicable, sauf que l'accusation porte contre la largeur. A notre avis, en additionnant les deux indices et prenant la moyenne, le résultat serait satisfaisant. L'indice mixte de hauteur serait ainsi de 88,5 chez l'Esquimau, 82.6 chez le Lapon et 82.1 chez le Finnois, ce qui est conforme à l'impression que donnent leurs crânes. Ce nouvel indice ferait très-bien reconnaître autrement que par la vue les crânes acrocéphales ou élevés des crânes platyr.éphales ou bas. Chez les 384 Parisiens de M. Broca il est de 77.2.
Les trois diamètres qui précèdent et les trois circonférences dont nous allons parler sont les mesures fondamentales à l'aide desquelles s'apprécie l'ovoïde crânien dans son ensemble.
Les diverses sections de Idi circonférence antéro postérieure se prennent avec le ruban comme il suit : 1° la sous-cérébrale ou sous-jacente au cerveau, du point nasal au point sus-orbitaire ;
CIRCONFERENCES. 263
\a. frontale, de ce dernier au bregma ; la. pariétale, de celui-ci au larubda ; Vocciiiitale du lambda à l'inion, puis de Tinion à i"opisthion. La longueur du trou occipital et la ligne naso-basilaire. en ligne droite du basion à la suture naso-frontale, point de départ du circuit, complètent la circonférence. Ses diverses parties sont plus en usage encore que son ensemble , pour comparer le développement de chaque portion du crâne. Logiquement la sous-cérébrale qui appartient à la face en devrait être exclue et à la ligne naso-basilaire, il faudrait substituer la ligne ophryo-basilaire, mais l'usage en a décidé autrement.
La circonférence ou courbe transverse s'étend du centre d'un trou auditif à l'autre en passant par le bregma ; elle est complétée par sa corde, que pour des motifs de précision nous prenons du point sus-auriculaire à l'autre. Il est de précejite de marquer sur les cotés du crâne la trace de cette courbe qui partage le crâne en deux parties, dont il importe de connaître les mesures à part, l'une antérieure et l'autre postérieure.
La Circon/eVence/iorironfa?e part du point sus-orbitaire, coupe la Crète temporale ù l'endroit où se prend le diamètre frontal minimum, atteint le point occipital maximum et revient à son point de départ par le côté opposé. Le diamètre antéro-postérieur maximum en représente le grand axe. Elle se partage naturellement en deux parties, l'une antérieure à la courbe transverse précédente, l'autre postérieure. Chacune de ces parties comparée au tout = 100 forme un rapport qui donne une première idée du développement relatif du crâne antérieur et du crâne postérieur et apprend si le sujet rentre dans les races frontales ou occipitales de Gratiolet ; suivent quelques exemples de la circonférence totale.
Hommes. Femmes.
Auvergnats.*. 43 524.6 39 502.8
Parisiens contemp 77 525. G 41 498.0
Lapons 6 312.2 3 304.0