MESURES PRINCIPALES
che frontale de l'os malaire avec le bord supérieur de sa branche zygomatique.
Point malaire, situé sur le tubercule de la face externe de l'os malaire et, lorsqu il n'existe pas, à la rencontre d'une ligne horizontale allant du bord inférieur de l'orbite au bord supérieur de l'arcade zygomatique et d'une ligne verticale allant de la lèvre externe de la suture fronto-malaire au tubercule qui avoisine l'angle inférieur externe de i'os malaire.
Gonijn, région de l'angle de la mâchoire inférieure.
Nous donnerons aussi, avant d'aller plus loin, la liste des principales mesures en les faisant suivre, à titre d'exemple, des chiffres obtenus par M. Broca sur 77 hommes et 4 I femmes de sa série de Parisiens contemporains; nous n'aurons pas ainsi à revenir sur leurs valeurs absolues (1) :
Hommes. Femmes.
Diamèlres,
Antéro- postérieur maximum 182.7 174.3
Transversal maximum 145.2 135.5
Vertical ou basilo-bregmatique 132.0 125.1
Transverse frontal minim. ou infér. . 100.0 93.2
— — raaxim. ou super. 121.7 113.1
— occipital maximum 112.5 106.5
Courbes.
Médiane frontale, sous-cérébrale 18.1 IG 5
— — cérébrale 110.9 106.1
— pariétale 126.3 121.4
— occipitale sus-iniaque 71.5 68.5
— — cérébelleuse 47.9 46.1
Transversale sus-auriculaire 312.4 291.1
— totale 445 1 415.6
Horizontale antérieure 251.2 233.6
-^ postérieure 274.4 264.4
— totale 525.6 498.0
(1) Mémoire sur la race celtique, de M. Broca, in Revue d'antliropologie, t. lil, année 1875.
254 INDICE CEPHALI0-ire.
Honrmes. Fennnea.
Face.
Longueur 87.7 80.8
Largeur bizygomatique . 13-1.0 122.5
Longueur squel. du nez 51.3 • 48 .a
Largeur — 2L1 22.7
Indices.
Céphalique 79.5 77.7
Frontal 68.8 68.8
Vertical 72.2 71.2
Facial 65.9 65.9
Orbitaire 85.7 88»2l
Nasal 46.8. 47..ft
Trou occipital 84.9 84.5
Indice céphalique. — Les premières à décrire regardentl'nidicc céphalique, qui fait connaître la forme du crâne telle qu'on la voit, suivant la normat'eriicoiis de Blaraenbach. M. Gaassin lui ajoute l'épithète d'horizontal pour le distinguer du vertical. Les Allemands lui donnent la dénomination, d'indice de largeur, ce qui est fâcheux, en ce qu'elle laisse eroire qu'il s'agit de la largeur vraie du crâne. Ses deui facteurs sont les mesures qu'il importe de prendre tout d'abord lorsqu'on n'a pas le loisir d'en faire davantage j ce sont le diamètre antéro-postcrieur maximum et le diamètre transverse maximum. Ils sont d'autant plus précieux, que les procédés suivis dans les différents pays concordent, à de rares exceptions.
Le diamèlre anléro-poslérieur s'étend de la glabelle au point le plus reculé du crâne en arrière, à ce point que nous avons appelé occipital maximum, et que l'on marque alors au crayon pour les opérations ultérieures. Morton, Retzius, Thurn'am et Davis, von Baer, MM. Broca, Vlrchow, Ecker, Wiesbach sont unanimes sous ce rapport. M. Welcker fait seul scission, son diamètre correspondant s'étend de l'intervalle des bosses frontales
au mcrac point occipital maxinauni ; c'est le diamètre que M. Broca prend dans un autre but sous le nom d'antéro-poslériear mè topique.
Le dimmètrt Iransvers»' maximum se' prend, comme son nom l'indique, transversalement et maximum, quel que soit l'endroit où il tombe, par Mortou, Retziiis, von Baer, MM. Broca, Kcker, Wiesbach. On évite seulement de descendre trop bas, où l'on rcneontre quelquefois une grosse saillie sus-mastoïdienne qui se trouve sur le prolongement en arrière de laracine antéro-postérieure de l'arcade zygomatique. La précaution à prendre est de tenir les deux branches du compas parfaitement symétriques, afint que le diamètre n'oblique daus aucun sens. Le pirocédé de Welcker s'en écarte un peu, il place les pointes de l'instrument à la jonction de ses deux circonférences verticale et horizontale dont nous parlerons bientôt. Jadis M. Virchow avait aussi son système, son point de repère était situé un peu audessus de la partie moyenne du bord supérieur du temporaL Leur diamètre transverse àtous deux n'était doncpas maximum. Mais M. Virchow, dans son mémoire sur les crânes de Copenhague, en 1872, paraît s'être décidément rallié au procédé français.
Jl semble à la lecture des Crania Britannica, que les auteurs n'ont pas accepté le diamètre Iransverse maximum, mais en se reportant au Thésaurus craniorum de l'un d'eux, M. B. Davis,il devient évident (|ue, sous ce rapport, ils se sont rangésavec la généralité des craniologistes.
Il en résulte que l'indice céphalique, c'est-à-dire le rapport du diamètre transverse maximum au diamètre antéro-postérieur maximum dont la formule est ■ ■ '^'^^p , se présente dans- des conditions identiques pour Morton, Retzius, Thurnana, voa Baer, MM. Broca, Davis, Ecker, Wiesbach, Pruner Bey et les anthropologistes italiens ; qu'il était diminué aux dépens du diamc-
tre transverse par le procédé primitif de M. Virchow, et qu'il n'est différent que par le procédé de M. Welcker.
Cet indice varie dans les races humaines de 71.40 chez les Groënlandais à 85.63 chez les Lapons, quant aux moyennes de séries, et de 62.62 chez un Néo-Calédonien à 92.77 chez un Slave-Vende dans les cas particuliers. L'écart est plus grand lorsqu'on embrasse les crânes déformés : un scaphocéphale du laboratoire d'anthropologie a l'indice de 56.33, et un crâne péruvien d'Ancon, celui de 103.
Les indices extrêmes répondent aux crânes longs ou dolichocéphales de Retzius, et à ses crânes ronds ou brachycéphales (1). Entre les deux il manquait un terme pour désigner les crânes moyens, M. Broca les appela, et le mot est assez universellement adopté, mésaticéphales. Mais l'échelle parcourue par les ^ deux groupes extrêmes étant trop vaste dans la pratique, M. Broca y ajoute deux dénominations, l'une de sous-do/ïc/iorephales pour les crânes les moins longs, l'autre de sous-brachycéphales pour les crânes les moins ronds. De là cinq divisions dont il fixe les limites comme il suit :
Indices.
Dolichocéphales 75.00 et au-dessous.
Sous-dolichocéphales 75.01 à 77.77
Mésaticéphales 77.78 à 80.00
Sous- brachycéphales 80.01 à 83.33
Brachycéphales 83 . 34 et au delà.
Cette nomenclature est adoptée aujourd'hui comme répondant le mieux aux besoins de la pratique, sauf par quelques-uns : Thurnam, MM. Huxley et Welcker. Nous reproduirons simplement le système des premiers.
(1) Ethnologische schriflen, von Anders Retzius. Slockholra, 1864.
Huxley.
Mécistocéphales Au-dessous de 71
Mésocéphales 7 1 à 74
Orthocéphales 74 à 77
Sous-brachycéphales 77 à 80
Eurycéphalcs 80 à 85
Brachistoccphales Au-delà de 85
Thurnam.
Dolichocéphales Au-dessous de 71
Sous-dolichocéphales 72 à 73
Orthocéphales 74 à 76
Sous-brachycéphales 77 à 79
Brachycéphales 80 et au-dessus
Quant à la nomenclature de M. Welcker, elle se rapproche de celle de Thurnam, ses orthocéphales s'étendent de 74 à 78 inclusivement. Du reste, en Angleterre comme en Allemagne, on prend l'habitude de négliger les dénominations et de ne donner que les chiffres, en sorte qu'on s'y reconnaît toujours.
Dans le cours de cet ouvrage, nous ne ferons usage que de la nomenclature de M. Broca.
L'indice céphalique de Welcker étant le seul qui diffère du nôtre par la façon d'en prendre les deux facteurs, nous nous sommes attachés à déterminer ses différences avec le nôtre. Ci-joint le résumé de nos résultats comparés dans deux séries, 10 Auvergnats et 10 nègres, tous masculins.
Auvergnats. Nègres.
Variations individ... De + 1.03 à — 5.39 De-)- 1.39 à — 6 39 Moyenne —1.85 —1.82
Us expriment la difiérence en + ou en — dans le procédé de Welcker par rapport au nôtre. Autrement dit, l'indice moyen de ces dix Auvergnats étant de 84,52 d'après nous, il est
de 82,67 d'après M. Welcker. La différence tient en partie à ce que le front est fuyant ou bombé et la saillie de la glabelle variable, en partie à ce que notre diamètre transverse étant maximum est toujours plus grand. L'un dans l'autre, les indices de M. Welcker sont donc plus faibles de près de deux unités, c'est-à-dire que la tète paraît plus longue.
L'un des premiers résultats de la détermination méthodique de la forme du crâne sur un nombre suffisant de crânes fut le renversement d'une doctrine fondée par Retzius. Les races auiochthones de l'Europe, qu'on représentait alors par les Finnois et les Basques, sont brachvcéphales, disait-il, tandis que les races venues après coup sont dolichocéphales. La découverte que les Basques sont dolichocéphales porta le premier coup à cette croyance, celle de crânes fossiles tous dolichocéphales, du moins les plus anciens, l'acheva. 11 fut ensuite établi que les races nègres sont généralement très-dolichocéphales, et le plus grand nombre des races mongoles brachycéphales. Ce n'est que dans ces derniers temps qu'on a découvert quelques tètes rondes parmi les tètes allongées de l'Océanie et de l'Afrique. La race hyperboréenne fut enfin disloquée lorsqu'il fut constaté que les Lapons et les Esquimaux qu'on réunissait sous ce titre sont, les premiers les plus brachycéphales, les seconds les plus dolichocéphales de l'univers.
Suit un extrait du tableau des indices céphahques moyens de M. Broca (1).
i° Dolichocéphales vrais.
13 Esquimaux du Groenland 71.40
54 Néo-Calédonieiis 71. 7S
17 Australiens 71.93
(1) Sur la classification et la nomenclature craniolog-ques, d'après les indices céphaliques, par M. Paul Broca, in Revue d'anlhrop., t. I, p. 385, année 1872
INDICE CÉPHALIOUE. -259
18 Ilolk-ntols ot Boscliirnans 72.42
8 Cafrcs 72.54
85 Nègres (le l'Afrique occidentale 73,40
6 France. Epoque de la pierre taillée (Cro-Magnon, 3 ;
diluvium de Paris, 3) 73.34
19 France méridionale. Epoque de la pierre polie (caverne
de rilomme-Mort, Lozère) 73.22
22 Nubiens de l'île d'Elépliautine 73 . 72
2 ^ SouS'dolichocéphales.
34 France septentrionale. Epoque de la pierre polie 75.01
10 Papous 75.07
28 Corses d'Avapessa (dix-huitième siècle) 75.35
20 Guanches des Canaries 75.53
81 Egypte ancienne 75.38
32 Polynésiens (Marquises, 20; autres, 12) 73. C8
9 Tasmaniens 7G . 01
6 Slaves du Danube 76. 18
81 France. Mérovingiens 76. 3C
12 Egypte moderne. Coptes 76.39
21 Chinois 76.69
13 France. Gaulois de l'âge de fer 76.93
60 Basques espagnols 77 . 62
3° Mèsaticéphales.
25 Mexicains (non déformés) 78 . 12
33 Normands du dix-septième siècle. Saint-Arnould (Cal-
vados) 78.77
16 France septentrionale. Age du bronze (Orrouy) 79.50
384 Parisiens du douzième au dix-neuvième siècle 79. 45
27 Amérique méridionale (non déformés) 79. J 6
36 — septentrionale (non déformés) 79.25
4» Sous-brachycéphaks.
37 Basques français (Saint- Jean-de-Luz) 80 23
4 Esthoniens 80.39
63 Bas-Bretons des Côtes-du-Nord (cantons bretonnanls). 81.25
73 Bretons des Côtes-du-Nord (cantons gallots) 82.03
11 Mongols divers 81.40
29 Javanais (collection Vrolik) 81.61
17 Russes divers d'Europe 82.81
M Alsace et Lorraine 82.93
5" Brachycêphales.
10 Indo-Chine 83.51
5 Finnois 83 .69
88 Auvergnats (Saint-Nectaire-le-Haut) 84 .07
6 Bavière et Souabe 84.87
10 Lapons 85 . 63