ANGLE BÂSILAIRE DE BROCA
grés chez un Hottentot, mais M. Broca a trouvé que dans la plupart des cas au-dessous de — 12 degrés le crâne présentait des traces de la déformation plastique de M. B. Davis et pense que le + 19 degrés est une anomalie de 1 à 2 degrés, en sorte que l'écart physiologique entre les extrêmes de cet angle serait d'environ 29 degrés. 11 y a donc loin à la fixité du chiffre — 3 que Daubenlon attribuait à Thomme en général. Ces variations sont dues aux influences de races, dont les moyennes s'étendent de — 1°,50 chez les Auvergnats à -|- 9°, 34 chez les Nubiens. Sur la liste de M. Broca toutes les races de l'Europe sont groupées au faite, de — l°,o2 à 4-2°jOo, tandis que les trois dernières races en bas comprises de H-7°,88 à + 9°, 34 sont nègres. D'où cette conclusion que l'abaissement du plan du trou occipital qui fait grandir l'angle de Daubenton, constitue un caractère d'infériorité, ce que confirme l'angle de -\- 1 1°,37 obtenu sur quatre microcéphales et ceux de plus en plus forts que nous avons fait connaître dans la série des mammifères (p. b6). Quelques races, comme celle des Tasmaniens, s'éloignent toutefois de cette appréciation ; mais par maint autre caractère n'avons-nous pas déjà vu celte race singulière se détacher du groupe nègre dans lequel la rangent franchement ses cheveux laineux et sa peau noire ? La conclusion en ce qui concerne l'angle de Daubenton, c'est que le caractère qu'il fournit, malgré sa valeur, n'a rien de sériel. Comme la forme de la tète, l'indice orbitaire ou l'angle facial, il ne suit pas une gradation régulière et est peu favorable à l'idée monogéniste.
Les chiffres de Yangle occipital et de Vangle basilaire de M. Broca suivent à peu près les mêmes oscillations. Les moyennes de l'occipital s'étendent de -f- 10°,33 chez les Auvergnats à — 20°, 12 chez les Nubiens et celles du basilaire de-|-14o,36 chez les Slaves d'Autriche à -1-26°, 32 chez les Nubiens encore, les minimum et maximum individuels de ce dernier étant de — 2