DÉVELOPPEMENT BU SYSTÈME PILEUX
dont il n'est rien dit ici, est souvent blonde lorsque les cheveux sont l)runs, tandis que la réciproque est rare.
Un Irait commun à la couleur des cheveux et à un moindre degré des yeux est de foncer quelquefois dans la seconde enfance ou plus tard. Des cheveux blonds deviendront châtains et ceux-ci bi uns foncés.
En somme, la coloration dans les races no saurait être prise pour point de départ d'une classification. La division des races blanches (et de celles-ci en deux : les blonds et les bruns) serait la seule fondée. Les colorations jaune, rouge et noire sont reliées par trop d'intermédiaires et ne sont pas assez caractéristiques. Associé ù d'autres, ce caractère devient, en revanche, très-précieux. Certain ton jaune^sépare absolument le Boschiman de tous les autres nègres, le noir éloigne l'Australien de toutes les autres races aux cheveux droits.
Le développement du système pileux est à considérer après la coloration. Les Aïnos, les Australiens, les Tasmaniens, les Todas des Nilghiris sont les plus velus de tout le corps. Chez les premiers en particulier le devant de la poitrine, le derrière des épaules et les membres sont recouverts d'une toison épaisse comme dans la légende d'Esaù, ne laissant pas voir la peau. M. Rosny a rencontré un métis d'Aïnos et de Japonais dont les poils de la poitrine, de véritables soies, avaient jusqu'à 17 centimètres. On duit citer ensuite comme très-velus les anciens Assyriens et quelque race éteinte dont les restes se retrouvent çà et là bien caractérisés parmi les bruns de l'Europe méridionale. Le système pileux est inversement rare chez les nègres d'Afrique et parmi les races mongoles, dans lesquelles il faut englober à ce point de vue les races américaines; les anciens Égyptiens se représentent sans barbe. La quantité de poils varie d'ailleurs, toutes choses égales, sur le corps et à la tète. Les Chinois ontles cheveux droits, longs et médiocrement abondants à la tète, tan-
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dis que leurs sourcils et leurs moustaches se réduisent à un pinceau étroit et raide et leurs barbes et favoris souvent à quelques poils épars. Certaines races se distinguent à la régularité d'implantation de leur barbe, tandis que chez d'autres, comme les Australiens et les Todas, celle-ci est disséminée et enchevêtrée jusqu'à mériter l'épithète de en buisson. La netteté des limites de la barbe et des favoris est un caractère frappant chez quelques orientaux.
La nature des cheveux, c'est-à-dire leur consistance et leur enroulement ou non en spirales, a encore plus de valeur.
Bory de Saint-Vincent a insisté l'un des premiers sur les deux grandes différences qu'elle présente suivant les races et a partagé celles-ci en leiotriques, aux cheveux lisses, et ulotriqurs, aux cheveux crépus ; sa division correspondait, par conséquent, aux deux espèces humaines de Virey, les blancs et les nègres. Dans les cheveux lisses ensuite, on a établi des distinctions.
A l'œil nu, les cheveux sont lisses lorsqu'ils sont rectilignes dans toute leur longueur ; ondes, lorsqu'ils décrivent de longues courbes ; bouclés, lorsqu'à une certaine distance de leur extrémité ils forment des anneaux généralement incomplets et assez larges; frisés, lorsque ces anneaux plus petits occupent toute la longueur du cheveu, et laineux, lorsque les anneaux encore plus petits s'entortillent avec les voisins de manière à former de petites touffes dont l'aspect rappelle celui de la laine ; il ne s'agit ici que d'une ressemblance extérieure, car la structure du cheveu humain crépu et de la laine diffère absolument.
Les cheveux crépus ou laineux sont fins ou durs et se présentent sous divers aspects. Ils sont longs et tombent en torsades qui ressemblent à de grosses franges, comme chez cer-