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NATURE DES CHEVEUX

tains Tasmaniciis ; ou longs et hùrissés en tous sens, de façon à former une masse globuleuse qui dépasse de chaque côté parfois de 30 cenlimètres, et qu'on appelle en tête de vadrouille, comme chez les Papous et les Cafres ; ou bien courts, tantôt en toison continue, tantôt par petits amas donnant lieu à la chevelure en grains de poivre, comme chez les Hottentots. Le mode d'implantation contribue à produire quelques-unes de ces différences. Les cheveux sont en général plantés obliquement ; chez les Hotlentots el les Papous et quelques autres nègres, ils le sont perpendiculairement (Pruner-Bey). En général aussi, ils sont dispersés en nappe conlinue à la surface de la tète, irrégulièrement, ou suivant certaines lignes droites ou courbes; chez les Hottentots et les Papous ils poussent en petites touffes séparées par des intervalles sans poils, ce qui donne à la tète, lorsque les cheveux sont coupés courts, l'aspect d'une brosse avec ses pinceaux de crins.

Les cheveux droits, ondes, frisés sont de leur côté tantôt souples et soyeux, comme chez les Scandinaves, parfois lustrés, comme chez les Malais, tantôt durs et raides à la façon de ciins, comme chez les Américains , et à un moindre degré chez les races mongoles. Les cheveux frisés donnent eux-mêmes quelquefois lieu il la lèle en vadrouille, ainsi chez les métis de nègres et d'Américains appelés Cafusos. Toutes ces différences sont subordonnées à la structure du cheveu vu au microscope et s'observent sur toutes les régions du corps.

M. Nathusius avait déclaré que le cheveu était rond dans toutes les races et que son enroulement en spirale, dans certaines, dépendait de la forme sphéroïde de son follicule. M. Weber et Pruner-Bey ont démontré que sa forme varie, au contraire, et que son enroulement est dû à son aplatissement.

Le cheveu est formé de la racine, comprenant le bulbe, et de la tige. Au centre de celle-ci est une sorte de canal

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