‹ L'anthropologieChapitre 161 sur 209 · CARACTERES DU NEZ · texte numérisé non relu

CARACTERES DU NEZ

nasal transverse est donc un précieux caractère sur le vivant, comme Tindice correspondant de 51. Broca sur le squelette.

Lorsqu'on regarde de bas en haut sur l'Européen et sur le nègre le petit triangle isocèle que forment à la base du nez la cloison au milieu et les narines sur les côtés, on est frappé de la différence extrême qu'il présente. C'est cette différence que rend le rapport de la plus petite mesure, qui est la largeur, à la plus grande, qui est la longueur de la cloison, ou encore la saillie totale du nez. L'indice antêro-poslérieur qui en résulte variait de o5 à 89 sur nos 78 Européens. Mais, ne pouvant déprimer la peau sur les bustes des autres races, nous nous bornons à estimer que chez elles il doit parfois descendre au-dessous de 30,00. Nous recommandons cette mensuration facile aux voyageurs.

Parmi les autres caractères se trouvent : 1° la profondeur de l'échancrure de la racine, non indiquée dans le tableau. Considérable chez les Mélanésiens, qui se distmguent parla des nègres d'Afrique, assez prononcée dans la plupart de nos races d'Europe, moindre chez la femme en général, faible dans les races mongoles, elle est également légère chez l'Arabe et dans ce qu'on est convenu d'appeler l'ancien type grec, que représente la Vénus de Milo; 2° la voussure du nez. Spéciale et comme brisée ou coudée chez les Bourbons, plus générale et saillante chez les Américains (Catlin), elle se caractérise tout à fait dans le nez aquilin particulier aux Arabes, aux Juifs, aux anciens Assyriens, auxGuèbres, etc. Deux typcsde ce dernier doivent être distingués: l'un grossier, dans lequel le nez est lourd, arrondi du dos, gros et empâté delà pointe; et l'autre (în, dans lequel les plans latéraux sont bien dessinés, le dos aigu, le lobule médian bien détaché des ailes et se prolongeant au-dessous du plan des narines à la façon d'un bec d'aigle ou de perroquet, d'où son nom de nez aquilin ; 3" les deux genres d'aplatissement du nez, qu'on sem-

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ble distinguer par les termes d'épaté et d'écrasi-, le premier concernant l'organe dans son ensemble et pouvant par conséquent s'appliiiucr aussi bien au Sfjuelette , le second ayant trait à l'aftaissement spécial de sa moitié inférieure, parsuite du défaut de consistance de ses cartilages. Les Chinois auraient le nez épaté, les Malais écrasé, les nègres épaté et écrasé ; il est vrai que les deux caractères s'accompagnent habituellement; 4° la forme des narines vues en dessous. Elliptiques d'avant en arrière cbez le blanc, plus ou moins divergentes en arrière, jusqu'à devenir presque transversales dans les races les plus inférieures, leurs variations dépendent surtout de la largeur de la sous-cloison du nez en arrière ; 5° le relèvement en haut et en dehors du plan de la base tout entière, ou des ailes seulement, faisant que les narines se présentent plus ou moins découvertes de face ou de côté. LesBoschinians et les nègres les plus inférieurs se rapprochent par ce caractère des types simiens.

Parmi les traits accessoires du nez se range le développement variable de son appareil musculaire. Chez les Européens les narines ne se dilatent visiblement que par exception, lorsqu'il y a de l'oppression. Chez bon nombre de sujets plutôt de race inférieure, leurs mouvements de dilatation et de concentratioa sont plus prononcés, ce qui donne à la physionomie une expression de férocité.

La finesse du contour des lèvres, la petitesse de la bouche sont des traits européens, sauf chez quelques individus généralement de constitution lymphatique ; la lèvre supérieure surtout est alors plus forte. Des lèvres quelquefois démesurément grosses sont l'accompagnement ordinaire du prognathisme, surtout du prognathisme alvéolo-dentaire ; ce caractère est dû au développement du muscle orbiculaire des lèvres, et plus encore à l'hypertrophie de leur tissu cellulo-adipeux.

L'homme seul a un menton, assure-t-on. Sur le squelette le

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