‹ L'anthropologieChapitre 164 sur 209 · DES AGES · texte numérisé non relu

DES AGES

de l'influence des climats et de l'iiitelligence développée par l'homme pour se soustraire aux causes de maladie (1), la longévité normale moyenne n'est pas la même dans toutes les races.

Ainsi la décrépitude se montre plus tôt dans certaines. On est vieillard chez les Australiens et les Boschimans lorsque l'Européen est dans la plénitude de ses facultés physiques et intellectuelles. Les Japonais sont dans le même cas, suivant le docteur Krishaber, médecin de l'ambassade japonaise. A coup sur, la femme se flétrit beaucoup plus vite dans les races nègres, même dès la première grossesse. Chez le nègre, le développemeut du corps est d'une manière générale en avance sur le blanc ; sa dent de sagesse sort plus tôt, sa suture basilaire s'oblitère plus tôt, et lorsqu'on estime l'âge de son crâne, il faut avancer l'estimation de cinq ans au moins par rapport au blanc.

11 y a bien des desiderata dans la science à cet égard. Les dates successives de l'éruption et du remplacement des dents, le terme de croissance de la taille et du cerveau, l'époque où se soudent les épiphyses aux diaphyses des os longs, les époques de la menstruation et de la ménopause, la chute et la décoloration des cheveux, tout cela fournirait des données plus sûres à la solution du problème que l'époque moyenne de la mort ou la vie moyenne, qui dépendent trop des circonstances extérieures.

Les blancs perdent leurs dents plus tôt que les nègres, mais parce qu'elles sont de mauvaise qualité et trop serrées, ce qui les prédispose à la carie ; jamais elles ne tombent chez les Charmas, dit d'Orbigny ; elles s'usent en revanche plus vite

(1) En France la vie moyenne vraie, calculée suivant les principes de Bernûuilli,de -29 ans vers la lin du dix-lniiliëme siècle, s'est élevée à 59,5 en 1851, el à 40 en 1859 (Mémoire de M. Broca sur h prétendue dégénérescence de ta population française).

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