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CHAPITRE XII

CARACTÈKES PHYSIOLOGIQUES, —âges.— menstruation.

CROIStME.NTS. — HÉRÉDITÉ. — UNIONS CONSANGUINES.

Si les difl'orences physiques appréciables sur le cadavre ou sur le vivant tiennent le premier rang dans la distinction des races, les différences résultant du fonctionnement des organes ont aussi leur valeur. Il importe de savoir si TAustralien vit, respire, se reproduit, pense et parle comme rEuropéen, si le Hottentot subit ractioii des milieux, se croise, satisfait à ses besoins et entend Tétat social comme le Chinois. Tous les points de vue à cet égard que nous avons passés en revue en comparant rhomrae aux animaux se représentent lorsqu'il s'agit de comparer les hommes entre eux. Cette partie de la science, explorée jusqu'ici seulement dans certaines de ses questions les plus générales, mériterait le titre d'anthropologie biologique par opposition à celle qui précède, sous le nom di" anthropologie anatoiiiiquc.

La durée de la vie est moindre, tout à la fois, aux pôles parmi les Esquimaux et les Lapons, et à l'équateur parmi les Nègres, mais cela peut ne tenir qu'aux milieux. Au Groenland il y a plus de femmes que d'hommes, parce que les hommes périssent par accident et atteignent rarement l'âge de cinquante ans ; les femmes, en revanche, vont à soixante et dix, quatre-vingts et au delà. Prichard, en elfet, a recueilli des cas de centenaires dans toutes les races : 9 Anglais émigrés en Amérique de 110 à loi ans; iOàl.o nègres de 107 à 160 ans; 1 Cafre de 109; plusieurs Hottentots de 100 -Barrow) ; 2 Indiens de 117 et 143 (Humboldt) ; 35 Egyptiens au-delà de 100 (Larrey). Récemment sirDuncan Gibb citait une Finnoise de Ho ans. Cependant il y a quelques raisons de croire que, abstraction faite

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